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Pas de gel pour les cotisations

Le grève a coûté cher aux fédérations étudiantes

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Alors qu’elles luttent contre une hausse des droits de scolarité, deux des trois associations songent à augmenter le montant des cotisations qu’elles demandent aux étudiants.

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) songe à doubler le montant de ses cotisations.

La FECQ allègue que « l’argent est le nerf de la guerre ».

Des associations de la CLASSE ont également voté, au cours des dernières semaines, en faveur d’une augmentation de la somme versée par les étudiants.

Fonds de grève

Il en coûte actuellement 2,50 $ par session aux étudiants qui sont affiliés à la FECQ ou à la FEUQ.

L’organisme qui représente les cégépiens souhaite augmenter cette cotisation à 5,00 $, un projet mis sur la glace l’an dernier, mais qui pourrait être soumis à nouveau aux membres après la grève.

« Ce dossier est discuté depuis plusieurs années », a confirmé l’ex-président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin.

Avec une hausse des cotisations, la FECQ souhaiterait mettre sur pied un « fonds de grève ».

« Ça prend de l’argent pour mener une campagne com­me celle-là contre le gouvernement, insiste M. Bureau-Blouin. En créant un fonds de grève, on pourrait aider davantage nos membres des régions plus éloignées, par exemple pour payer des autobus. »

L’ASSÉ a haussé

L’ex-président de la FECQ ne s’en cache pas : la grève étudiante a coûté cher à son organisation.

C’est aussi le cas à la CLASSE, bien que l’on affirme qu’une potentielle augmentation des cotisations est étudiée depuis « plusieurs mois ».

« C’est sûr que la grève étudiante a eu un impact sur nos finances », admet l’attaché de presse Renaud Poirier-St-Pierre.

« Ce serait la deuxième fois en 10 ans que la cotisation serait augmentée, plaide le porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois. Avec l’inflation, c’est sûr qu’on s’appauvrit. »

L’ASSÉ a fait passer sa cotisation de 1,00 $ à 1,50 $ en 2006.

Pas à la FEUQ

Du côté de la FEUQ, pas question d’augmenter le montant des cotisations, une option qui avait déjà été rejetée par les étudiants il y a quelques années.

« On essaie plutôt de limiter nos dépen­ses, affirme Martine Desjardins, présidente de la FEUQ. Par exemple, on fait faire moins de recherches à l’externe, pour économiser. On fait tout ce qui est possible pour garder nos coffres à flots. »

 

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