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Groupe Mise en demeure

Une invitation à "tuer Martineau" fait couler beaucoup d'encre

Richard Martineau
Archives Le Journal de Montréal

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En plus de l'affiche montrant Amir Khadir avec un Jean Charest sans vie à ses pieds, une autre image diffusée par le groupe Mise en demeure et invitant à tuer le chroniqueur Richard Martineau, fait jaser. Une affaire qui fait rire jaune le principal intéressé.

 

La photographie fait partie d’une quinzaine de clichés en lien avec le second album lancé en février de cette formation québécoise qui donne dans la musique engagée. On peut y lire «tuer Martineau» en lettres de Scrabble.

 

C’est sur ce même site Internet qu’on peut voir la peinture montrant Jean Charest mort au pied d’Amir Khadir qui a été retrouvée chez le député de Mercier la semaine dernière.

 

« C’est inacceptable, tranche le chroniqueur du Journal. J’en ai reçu des menaces et des insultes. Ça vient avec la job. Mais qu’on appelle à me tuer, c’est une première. »

 

« Je ne crains pas pour ma vie. Je ne pense pas que le groupe va me faire du mal », tempère-t-il. Le geste posé par Mise en demeure n’est pas pour autant à prendre à la légère, avertit-il.

 

« Ça ne prend qu’un individu pour prendre ça au pied de la lettre », fait-il valoir.

 

L’incident s’inscrit dans le climat social québécois, croit-il. « On ne mesure plus nos paroles au Québec. On exagère. On se compare au Chili sous Pinochet. On a perdu tout sens des proportions », déplore-t-il.

 

Le chroniqueur a fait parvenir une mise en demeure au groupe Mise en demeure afin que l’inscription soit retirée de leur site Internet. Il a également porté plainte à la police.

 

« C’est pour le principe. On n’a pas le droit d’écrire ça », explique M. Martineau.

 

De l'humour, plaide le groupe

 

«On pensait qu'il avait le sens de l'humour», dit Bananarchiste du groupe Mise en demeure. «C'est simplement pour dénoncer le fait que ça fait des années qu'il dit n'importe quoi».

 

«Ce n'est pas une incitation à la violence, les gens sont capables de faire la part des choses. Les artistes vont souvent peindre des morts dans leur peinture ou parler de mort dans leurs chansons et on ne peut pas dire qu'ils sont tous des incitateurs à la violence», dit son compère, J-S le tueur

 

«C'est notre façon à nous de rire des gens qui se pensent un peu trop importants», conclut J-S le tueur.

 Avec Daniel Renaud

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