/news/politics
Navigation
Immobilier

La surchauffe du marché au Canada inquiète l'OCDE

condos construction
Photo d'Archives

Coup d'oeil sur cet article

OTTAWA – Somme toute, le Canada se tire bien d’affaire dans un contexte économique «agité», juge un rapport de l’OCDE sur la situation économique du pays publié mercredi.

Seule ombre au tableau: la surchauffe du marché du logement et l’endettement des ménages qui demeure trop élevé. L’innovation demeure également un maillon faible de l’économie canadienne.

Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Canada «a bien résisté à la crise économique mondiale» de 2008-2009 notamment grâce à une politique macroéconomique opportune, à des prix élevés pour ses produits de base et à un système bancaire «solide» qui n’a pas eu besoin d’être renfloué.

Pour «calmer la montée des prix sur le marché du logement», des mesures ont été prises par le gouvernement fédéral, «mais il faudra peut-être aller plus loin», selon l’OCDE.

Le ministre des Finances Jim Flaherty est de cet avis. Les choses se sont calmées à Vancouver, mais il se dit «préoccupé» face au marché immobilier de Toronto.

«Nous avons pris des démarches trois fois jusqu’ici, a-t-il dit. Nous avons pris des mesures pour resserrer le marché de l’assurance hypothécaire et s’il faut en prendre davantage, nous allons le faire.»

Selon le chef de la Division du Canada de l’OCDE, Peter Jarrett, c’est le marché immobilier de Toronto qui pose davantage de risques, car trop de condos neufs demeurent inoccupés, ce qui inquiète les institutions de prêt. Il y a des signes toutefois que le marché du logement est en train de se refroidir.

Malgré «la qualité internationale de sa recherche universitaire», le Canada «n’en voit guère les retombées» en matière d’innovation dans les entreprises et de gains de productivité. Le niveau de recherche et de développement dans les entreprises est «faible», malgré un soutien public important.

Or, pour maintenir le niveau de vie des Canadiens, les efforts en innovation doivent être intensifiés, notamment en renforçant l’enseignement supérieur et en recrutant davantage d’étudiants étrangers.

Nous appuyons l’idée de frais de scolarité supérieurs «notamment pour les provinces à court d’argent comme le Québec», mais à condition «que le système d’aide financière pour les étudiants soit amélioré» sinon l’accessibilité aux études en prendra un coup.

Quant au dilemme à savoir si l’Ouest canadien s’enrichit grâce aux ressources naturelles aux dépens du secteur manufacturier en Ontario ou au Québec, M. Jarrett reconnaît que ce phénomène «naturel» existe. C’est au Canada toutefois de décider s’il faut «enrichir» le programme de péréquation pour mieux répartir la richesse entre les provinces.

L’OCDE appuie également la proposition fédérale d’augmenter l’âge d’admissibilité à la Sécurité de la vieillesse de 65 à 67 ans.

Commentaires