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Les chemins invisibles

Confrontation entre le réel et le virtuel

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Dans le spectacle La frontière de Pixels, qui sera présenté tout l’été sous les bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency à Québec, Le Cirque du Soleil plonge dans l’univers virtuel d’Internet pour nous rappeler les bienfaits des véritables contacts entre êtres humains.

La quatrième mouture des Chemins invisibles n’aura donc rien à voir avec Le royaume de tôle, qui avait tenu l’affiche durant l’été 2011. Tout a été refait de zéro pour nous transposer dans un univers où se côtoieront le virtuel et le réel.

À la tête de la troupe de 38 artistes internationaux, on retrouvera un gamin de 11 ans, nommé l’Enfant, un adepte d’ordinateur qui peine à nouer de véritables liens avec son entourage.

« Le spectacle, explique la metteure en scène Pamela Schneider, traite de l’influence d’Internet sur notre génération et la société. On suit un enfant qui est transporté dans son écran. Il arrive dans un navigateur Internet. Il y voyage dans ses vidéos favorites et rencontre ses héros. (...) L’Internet, c’est la façon dont on peut communiquer ensemble, mais nous avons un peu peur de toucher et de parler aux gens autour de nous. Nous sommes plus à l’aise par le biais d’un écran que face à face. »

Du BMX à la danse

Cofondatrice de Moment Factory et issue du milieu de la danse, Pamela Schneider a épicé le spectacle de sa touche personnelle. Adepte du multidisciplinaire, elle impose à ses artistes de sortir de leur zone de confort, comme l’enfant du récit devra s’extirper de son univers virtuel.

« On veut amener des artistes de partout au monde à Québec, où nous pouvons tous partager nos connaissances. Nous sommes dans le processus de création et je vois déjà les artistes échanger. Nous avons des BMX qui n’avaient jamais dansé de leur vie et qui maintenant commencent à utiliser leurs corps d’une autre façon. Nous avons des trapézistes qui n’étaient pas confortables à l’idée de danser et, maintenant, dans le réchauffement, ils dansent avec les breakdancers et les swing dancers. »

Mme Schneider promet beaucoup de nouveaux numéros, dont une finale avec un instrument inédit, soit une sorte de trampoline gonflable.

72 costumes

Évidemment, repartir de zéro a demandé de renouveler non seulement les équipements de scène, mais aussi les costumes que porteront les artistes. Un travail dont s’est acquitté le chef costumier James Lavoie, qui affirme que le thème d’Internet ne lui a pas posé de difficultés supplémentaires.

« C’était plutôt une invitation à être créatif, assure-t-il. On a été capables d’aller chercher des influences d’un peu partout. On s’est inspirés des styles de danse et de mode des années 20 et 40, du monde du cirque, du street wear et du monde urbain. »

Au total, pas moins de 72 costumes ont été créés de toutes pièces pour La frontière de Pixels.


• Le spectacle sera présenté tout l’été à l’îlot Fleurie, à Québec, du 23 juin au 1er septembre.

• Des 38 artistes qui forment la troupe, 16 proviennent du Québec. Les autres sont originaires du Canada, du Royaume-Uni, du Japon, de la France, de l’Ukraine, des États-Unis, de l’Espagne, de la Turquie, de la Russie et de la Suède.

• Le rôle de l’Enfant a été attribué à Andrew Bollinger, un garçon originaire de Montréal dont le père est directeur artistique du spectacle.

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