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Front uni

Québec solidaire dit « non, mais... »

Amir Khadir
Photo Agence QMI / Archives Le co-porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir.

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Québec solidaire refuse de former une coalition avec le Parti québécois, mais se dit prêt à écouter les propositions du collectif de plus de 10 000 citoyens qui a appelé la semaine dernière QS, le PQ et Option nationale à faire front uni pour faire tomber le gouvernement Charest aux prochaines élections.

« Il n'est pas question de constituer un front uni avec l'objectif de gouverner avec le Parti québécois », a déclaré mercredi en conférence de presse la co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, insistant sur le fait que les gouvernements du PQ l’avaient « profondément déçue », en dépit de « l’adoption de certaines politiques sociales progressistes ».

Elle a reproché aux péquistes de n’avoir « cessé de tergiverser face aux revendications étudiantes » ces derniers mois et a justifié la position solidaire en mettant en doute l’intégrité du parti de Pauline Marois qui pourrait, selon elle, « avoir trempé dans des manœuvres illégales visant à remplir sa caisse électorale ».

Québec solidaire a tout de même fait savoir qu’il est ouvert aux propositions des partenaires sociaux, et notamment celle de discuter avec l’ancien syndicaliste Réjean Parent qui agit comme médiateur pour mettre en place l’alliance souverainiste et progressiste.

QS se dit d’ailleurs prêt sur le principe à passer des ententes ponctuelles et limitées avec le Parti québécois, les indépendants souverainistes et Option nationale dans le cadre de la prochaine campagne électorale pour battre les libéraux, mais si et seulement si ces formations politiques s’engagent par écrit à aller de l’avant sur une série de propositions qu’ils ont en commun dans leur plateforme électorale.

Il est question entre autres de réformer le mode de scrutin en y intégrant une dose de proportionnelle, de favoriser la parité au gouvernement, ou encore de respecter les lois sur le financement des partis politiques.

Par ailleurs, Amir Khadir et Françoise David souhaitent que les partis avec lesquels ils passeront d’éventuelles alliances s’engagent dans les six premiers mois de leur mandat en cas d’élection à abroger la loi 78, à abolir la hausse des droits de scolarité et la contribution santé, ou encore à ajouter des seuils d’imposition sur les revenus des riches contribuables.

Du côté du PQ, on ne veut pas faire de commentaire, mais Pauline Marois a plusieurs fois balayé l’idée d’une coalition, estimant que ceux qui voulaient battre le Parti libéral n’avaient qu’à voter pour le Parti québécois.

Québec solidaire devrait passer une entente électorale avec Option nationale

Amir Khadir a dévoilé mercredi matin qu’une entente de principe avait été passée entre Québec solidaire et Option nationale dans les circonscriptions de Gouin et de Nicolet-Bécancour.

Le co-porte-parole de Québec solidaire a expliqué que « l’association locale de QS dans Nicolet-Bécancour a choisi de ne pas présenter de candidat dans cette circonscription » si le parti de Jean-Martin Aussant renonce à présenter un candidat d’Option nationale dans la circonscription de Françoise David. Ce qui, sauf surprise, devrait être le cas.



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