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Ces irréductibles Gaulois...

Ces irréductibles Gaulois...
Photo courtoisie Maxime Larivée-Roy est un habitué des manifestations nocturnes.

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Ces irréductibles Gaulois...
Photo le journal de montréal, philippe bourdon

Maxime Larivée-Roy est un habitué des manifestations nocturnes.
Les manifestations nocturnes persistent, mais les participants sont de moins en moins nombreux au fil des nuits.
Depuis environ deux semaines les nombres ont diminué et mardi soir pour la 64e manifestation nocturne la foule était estimée qu’à une trentaine de manifestants.

Mais, quelques irréductibles Gaulois ne lâchent rien.

C’est le cas de Daniel Lorrain, 61 ans.

« Depuis les soulèvements populaires des années 1960, je ne suis jamais sorti dans les rues, mais ces étudiants m’inspirent à manifester, pour la jeunesse, pour l’espoir », clame fièrement M. Lorrain.

« Ces jours-ci, je suis plus enclin à manifester aux côtés des étudiants, car le conflit en est devenu un d’ordre social, ce n’est pas que pour les frais, mais bien contre le néo-libéralisme et un tas d’autres trucs », dit M Lorrain.

« Qu’il fasse chaud, froid, qu’il mouille, moi ça ne me dérange pas, je suis ici pour manifester, pas (pour) faire la fête ».

72 ans et motivé

Serge Beaulieu, 72 ans a également ressenti le besoin de se joindre aux manifestations nocturnes. « J’ai commencé localement dans mon quartier avec les casseroles, mais depuis deux semaines il n’y a plus grand monde aux casseroles », dit M. Beaulieu tout en sueur.

« Mon médecin me recommande de marcher quotidiennement, alors je le fais entouré de plein de monde, c’est moins plate en gang ! » s’exclame tout sourire le septuagénaire.

« Vous savez en 1968 on s’est battu pour nos idéologies, pour l’avancement du Québec comme pays, mais, aujourd’hui, on se contente de survivre », renchérit M. Beaulieu, « Moi je me désole de voir très peu de gens de ma génération aux côtés de la jeunesse, on devrait se souvenir de nos luttes et se rappeler que nous avons été jeunes aussi et que c’est la jeunesse qui incarne le changement. »

Moins d’étudiants

Maxime Larivée-Roy, étudiant en communications à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), a participé aux manifestations nocturnes depuis le début. « J’y vais moins depuis une semaine, il ne reste plus beaucoup d’étudiants. On voit plus de militants purs et durs, des militants anti-capitalistes entre autres ».

« Je crois que le mouvement des casseroles s’est heurté aux manifestations nocturnes. Il fallait choisir entre la manif nocturne et les casseroles, la majorité a choisi les casseroles, » dit Maxime.

L’étudiant en grève voit d’autres raisons pour la baisse d’achalandage dans les manifs nocturnes. « C’est sûr que les étudiants travaillent à temps plein l’été et ceux des régions retournent chez eux donc il fallait s’attendre à une baisse du nombre de manifestants ».

Les manifestations nocturnes persistent, mais les participants sont de moins en moins nombreux au fil des nuits. Depuis environ deux semaines les nombres ont diminué et mardi soir pour la 64e manifestation nocturne la foule était estimée qu’à une trentaine de manifestants.

Mais, quelques irréductibles Gaulois ne lâchent rien.

C’est le cas de Daniel Lorrain, 61 ans.

« Depuis les soulèvements populaires des années 1960, je ne suis jamais sorti dans les rues, mais ces étudiants m’inspirent à manifester, pour la jeunesse, pour l’espoir », clame fièrement M. Lorrain.

« Ces jours-ci, je suis plus enclin à manifester aux côtés des étudiants, car le conflit en est devenu un d’ordre social, ce n’est pas que pour les frais, mais bien contre le néo-libéralisme et un tas d’autres trucs », dit M Lorrain.

« Qu’il fasse chaud, froid, qu’il mouille, moi ça ne me dérange pas, je suis ici pour manifester, pas (pour) faire la fête ».

72 ans et motivé

Serge Beaulieu, 72 ans a également ressenti le besoin de se joindre aux manifestations nocturnes. « J’ai commencé localement dans mon quartier avec les casseroles, mais depuis deux semaines il n’y a plus grand monde aux casseroles », dit M. Beaulieu tout en sueur.

« Mon médecin me recommande de marcher quotidiennement, alors je le fais entouré de plein de monde, c’est moins plate en gang ! » s’exclame tout sourire le septuagénaire.

« Vous savez en 1968 on s’est battu pour nos idéologies, pour l’avancement du Québec comme pays, mais, aujourd’hui, on se contente de survivre », renchérit M. Beaulieu, « Moi je me désole de voir très peu de gens de ma génération aux côtés de la jeunesse, on devrait se souvenir de nos luttes et se rappeler que nous avons été jeunes aussi et que c’est la jeunesse qui incarne le changement. »

Moins d’étudiants

Maxime Larivée-Roy, étudiant en communications à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), a participé aux manifestations nocturnes depuis le début. « J’y vais moins depuis une semaine, il ne reste plus beaucoup d’étudiants. On voit plus de militants purs et durs, des militants anti-capitalistes entre autres ».

« Je crois que le mouvement des casseroles s’est heurté aux manifestations nocturnes. Il fallait choisir entre la manif nocturne et les casseroles, la majorité a choisi les casseroles, » dit Maxime.

L’étudiant en grève voit d’autres raisons pour la baisse d’achalandage dans les manifs nocturnes. « C’est sûr que les étudiants travaillent à temps plein l’été et ceux des régions retournent chez eux donc il fallait s’attendre à une baisse du nombre de manifestants ».

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