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Courtiers immobiliers

Un film sexy pour vendre une maison sur Internet

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Deux agents immobiliers ont choisi de choquer en mettant en scène cinq pin-up dans une vidéo Web pour tenter de vendre plus rapidement un luxueux domaine dans l’Estrie.

Les courtiers Re/Max père et fils Richard et David Bourgon ont frappé un grand coup hier sur le Web en mettant en ligne une vidéo où cinq filles légèrement vêtues moussent la vente d'un domaine de 1,75 million de dollars en Estrie. Une idée qui n’a pas plu à tous.

Série B

Pendant quatre minutes et demie, des scènes tournées en hélicoptère et au sol montrent le domaine situé près d’Eastman, mais surtout de jolies jeunes filles en tenues légères qui jouent au golf et au tennis, font du bateau, entretiennent la cour et boivent un bon verre de vin rouge dans le spa avec le faux propriétaire.

La mise en scène est digne d'un mauvais film softcore. Une femme inquiète de voir son mari revenir systématiquement épuisé de son camp de chasse demande à un enquêter d'aller vérifier ce qui s'y passe. Finalement, le camp de chasse s'avère un domaine de luxe où s'ébaudissent de jeunes filles à l'affût des moindres désirs du proprio.

« Oui, on cherchait à choquer, mais c'était pour attirer l'attention. Et ça a fonctionné », dit David Bourgon, le courtier immobilier responsable de la vente de ce domaine et qui est à l'origine de l'idée de vidéo coquine.

Au moment d'écrire ces lignes, la vidéo avait été vue près de 500 fois, sans compter les réseaux sociaux qui ont vibré hier au rythme de ces ingénues demoiselles.

Scénario maladroit

David Bourgon nous a souligné s'attendre à recevoir une volée de bois vert des groupes de défense des femmes, mais pas de sa bannière Re/Max.

« Je salue l’originalité pourvu qu’elle ne suscite pas la controverse. Il aurait dû nous consulter avant d’associer notre bannière à cette vidéo au scénario maladroit, s’est désolé Marc Lacasse, de Re/Max Québec.

L’humour est un art difficile à maîtriser, a ajouté M. Lacasse. Surtout quand les cinq amateures engagées par M. Bourgon sont des « amies » et des « contacts » non professionnels.

La vidéo a coûté 10 000 $ à produire, mais M. Bourgon a refusé de dévoiler le prix qu'il a payé ses pin-up d’un jour.


• Ces mises en scène humoristiques ont pris naissance aux États-Unis. Les Américains cherchent ainsi des moyens originaux pour stimuler le marché et sortir du marasme immobilier dans lequel ce pays est embourbé depuis quatre ans.

 

 

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