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Cloclo : la légende de Claude François

Pour la performance de Jérémie Renier

Pour la performance de Jérémie Renier
Photo courtoisie Un film de Florent-Emilio Siri, avec Jérémie Renier, Benoît Magimel et Monica Scattini.

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Malgré la performance éblouissante de Jérémie Renier dans la peau d’un Claude François aussi touchant que détestable, le film biographique Cloclo : la légende de Claude François ne se démarque pas de la plupart des productions du genre, faute d’audace et d’originalité.

Personnage haut en couleur à la vie folle et mouvementée et au destin tragique, Claude François aurait pu inspirer un film à son image. C’est au contraire un « biopic » classique et convenu qu’en a tiré Florent-Emilio Siri (L’ennemi intime).

Cloclo : la légende de Claude François retrace donc la vie et le parcours professionnel de Claude François, chanteur populaire adulé des jeunes de l’époque, auteur de plusieurs grands succès qui ont marqué la chanson française (Alexandrie, Alexandra, Comme d’habitude, Cette année-là...).

Raconté de façon chronologique (de son enfance en Égypte), le film évoque notamment sa relation difficile avec son père, ses amours complexes (avec la chanteuse France Gall, entre autres) et, bien sûr, son décès prématuré, en 1978, alors qu’il s’électrocuta en tentant de remplacer une ampoule dans sa salle de bains.

Personnage complexe

L’élément le plus convaincant de Cloclo : la légende de Claude François s’appelle Jérémie Renier. Dans certaines scènes, sa ressemblance avec le vrai Claude François est étonnante.

L’acteur belge révélé par les frères Dardenne (La Promesse, L’enfant) a su de plus composer un Claude François complexe et contradictoire, perfectionniste, mais terriblement égocentrique ; un homme constamment rongé par le doute.

Car derrière les sourires, les paillettes et les costumes flamboyants, se cachait toutefois un artiste et un homme d’affaires profondément tourmenté et souvent détestable avec les gens de son entourage.

En revanche, les personnages secondaires sont beaucoup moins subtils. On plaint particulièrement Benoît Magimel, qu’on a déguisé de façon ridicule pour le faire ressembler physiquement à l’impresario de Claude François.

Linéaire et peu inspiré sur le plan de la réalisation, Cloclo : la légende de Claude François manque cruellement d’originalité et souffre des comparaisons avec certains drames biographiques musicaux produits en France ces dernières années, comme La vie en rose et Gainsbourg (vie héroïque).

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