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Concordia et McGill

La sécurité a coûté 500 000 $

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©Archives/Agence QMI

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Les universités anglophones ont investi plus d’un demi-million de dollars en sécurité pendant la grève étudiante, une dépense « choquante » qui prouve que les « universités répètent sans cesse les mêmes erreurs », croient des étudiants.

La grève étudiante a coûté cher aux universités qui ont dû embaucher des gardes de sécurité supplémentaires pour surveiller leurs locaux, empêcher les actes de vandalisme et superviser les assemblées d’étudiants.

Selon des données obtenues en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, l’Université Concordia a dépensé 226 755,39 $ pour des gardes de sécurité.

Du côté de l’Université McGill, c’est 275 233, 39 $ qui ont été investis dans la sécurité.

Une partie de cette somme a toutefois servi à protéger un bâtiment administratif qui a été occupé pendant cinq jours en février, un événement qui n’est pas lié à la grève étudiante.

Plus de 2 M$

Le Journal révélait récemment qu’il en a coûté près de 1,5 M$ de dollars aux universités et cégeps francophones pour protéger leurs campus cet hiver et ce printemps.

À l’Université du Québec à Montréal (UQAM), la facture s’est élevée à 841 414,95 $ pour les premiers mois de 2012. Du côté de l’Université de Montréal, le recours à des agents de firmes de sécurité privées a coûté 151 043,19 $.

Avec les montants dépensés par les universités anglophones, la facture s’élève à plus de deux millions de dollars. Plusieurs cégeps, comme le collège André-Laurendeau et le cégep de Sherbrooke, comptent d’ailleurs refiler la facture au ministère de l’Éducation, s’avouant incapables de payer de telles sommes sans compromettre leur budget.

Erreurs de jugement

L’association étudiante de Concordia se dit « scandalisée » par le montant dépensé par l’université.

« Comparativement aux universités francophones, il n’y a pratiquement pas eu d’actes de vandalisme ou de violence, rappelle Simon-Pierre Lauzon, vice-président externe de la Concordia Student Union.

« Je suis déçu, mais pas surpris. Concordia n’a pas une politique de gestion qui donne l’impression qu’on utilise bien l’argent des contribuables, dit-il. Le manque de jugement de nos gestionnaires a été exposé plusieurs fois, mais sans conséquence. »

Tant du côté de l’Université McGill que de Concordia, on assure que ces dépenses étaient nécessaires, puisque des actes de vandalisme ont été commis.

« C'est une grosse somme d'argent pour l'université. Nous n'avons pas encore décidé si nous allons demander de l'aide financière de Québec pour ces coûts », affirme la porte-parole de l’Université Concordia, Cléa Desjardins.

Avec la collaboration de Serge Laplante

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