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Bouffe | Montréal

Invasion de cantines ambulantes

Une dizaine de «food trucks» au Parc olympique vendredi dernier

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La Ville en est toujours au stade de l’étude d’un projet de loi entourant la possibilité d’accueillir des restaurateurs de rue dans la métropole, mais les foodies sont déjà à l’assaut de ces restos ambulants.

Au début du mois de mai, les élus de la Ville de Montréal avaient annoncé leur intention de soumettre au public la question entourant les restaurants de rue afin de déter­miner si le règlement les interdisant devrait être modifié.

Il est à noter que la majorité des grandes villes nord-américaine, comme New York, ont des règlements encadrant la bouffe de rue, qui est tolérée et même célébrée depuis le début des années 2000.

À voir la foule assez nombreuse réunie au Parc olympique dans le cadre des « premiers vendredis dans le Parc olympique », événement organisé par l’Association des restaurateurs de rue du Québec, l’engouement pour la bouffe de rue semble bien réel et concret.

Les pionniers de la bouffe de rue, comme le camion Grumman ‘78, La mangeoire, Lucky’s Truck et Crêpe-moi étaient de la partie pour cet événement visant à faire la promotion de l’art culinaire de rue.

Bouffe santé et abordable

La bouffe de rue montréalaise offerte depuis peu dans les parcs et lors des événements du centre-ville se veut santé et créative tout en demeurant accessible et à prix abordable. « On vise un marché branché qui souhaite déguster en marchant ou assis au parc. C’est vraiment créatif, en termes de bouffe. Tout est frais et, en plus, ce n’est pas onéreux », nous dit Gaëlle Cerf, du Grumman ‘78.

On y mange des tacos au curry d’agneau ou encore un sandwich à la porchetta bourré de légumes; pour dessert une crêpe au dulce de leche. On est loin des friteries ou des kiosques de fish & chips si populaires en Angleterre.

Daniel, de Montréal, a commandé au Lucky’s Truck et il semblait emballé par son choix ! « Ç’a l’air vraiment bon, différent, ça fait changement des hot-dogs. J’ai pris un gaspacho tomate et un sandwich poulet avec salsa mangue et tomate », dit-il, les yeux rivés sur son repas.

Claude et Louise Viau sont de vrais adeptes des cantines ambulantes et ils ont même décidé de louer les services du Lucky’s pour faire la promotion de leur commerce. « C’est vraiment le fun de voir des jeunes avec des initiatives créatives sauter dans la restauration mobile. Moi je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas entièrement légal. C’est bon, c’est propre et c’est pas cher », nous dit M. Viau, de Montréal.

Réseaux sociaux

Les restaurateurs de rue se font connaître par le biais des réseaux sociaux. Le camion Lucky’s Truck et le Grumman ’78 annoncent leurs emplacements via Twitter et Facebook.

« On fait toute notre publicité sur les réseaux sociaux parce que c’est dynamique, c’est interactif et c’est gratuit ! », dit Gaëlle, tout sourire.

Si les restaurateurs de rue ont confiance qu’avec toutes leurs sorties ils pourront influencer positivement une éventuelle décision du conseil municipal, reste à voir si un projet de loi sera adopté cette année.

 

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