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Spectacle | JPR

Pas si crazy que ça

Treize tableaux où l’érotisme est à son apogée

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Hier soir avait lieu la première montréalaise du célèbre cabaret français Crazy Horse Paris. Les Productions Juste pour Rire ont dépensé énormément d’énergie (et d’argent!) afin d’offrir ce spectacle dans le cadre du trentième anniversaire du festival. Résultat ? Beaucoup de séduction dans l’air, mais pas si crazy que ça. Un spectacle qui ravit surtout la gent masculine.

Crée en 1951, le Crazy Horse Paris est devenu au fil des décennies un des grands attraits touristiques de la Ville lumière. Et puis, la compagnie a décidé de faire des petits. Elle présente maintenant ses spectacles un peu partout dans le monde, dont à Las Vegas. 

Depuis quelques semaines et pour la première fois, les grandes jambes de ces danseuses ont foulé le sol canadien ; d’abord à Québec, ensuite à Gatineau, et maintenant, à Montréal. Forever Crazy offre un condensé d’anciens et de nouveaux tableaux du Crazy Horse. 

Le spectacle de 90 minutes présente treize tableaux. Le deuxième est celui de Lila Magnetic (toutes les danseuses ont des surnoms de ce genre) qui explique aux femmes les règles de la sensualité. Sur une immense bouche rouge, elle danse et se déshabille... au plaisir de plusieurs spectateurs. Par contre, nous sommes à des lunes d’un film porno. Les dix danseuses ne se touchent pas entre elles et les gestes ne sont pas trop explicites. Nous assistons plutôt à un spectacle où l’érotisme est à son apogée.

Même si les chorégraphies de quelques tableaux sont un peu trop mécaniques (à l’occasion, on semble assister à un défilé de mode où les filles marchent une à la suite de l’autre), d’autres sont franchement intéressantes. Par exemple, la chorégraphie où l’on voit une danseuse suspendue par des cordes ou celle où cinq filles dansent avec des chaises. 

Les danseuses

Dans ce spectacle français, les projections lumineuses sont en soi un personnage. Comme le directeur artistique Dick Walsh le dit, les danseuses classiques sont « habillées principalement de projections ».

C’est particulièrement évident dans le tableau « Un jeu de pouvoir animal » où la danseuse est transformée en léopard.

Pour devenir danseuse du Crazy Horse, il ne suffit pas d’avoir un joli minois et de savoir danser lascivement.

La compagnie a des règles très strictes par rapport à la morphologie qui va jusqu’au nombre de centimètres entre le nombril et le pubis.

D’ailleurs, les dix femmes semblent sortir du même moule. 

Même si le Crazy Horse Paris souffle soixante et une bougies, plusieurs tableaux ont une belle touche de modernité. Entre autres, la chanson Toxic de Britney Spears qui accompagne une chorégraphie.

Tout de même, quelques spectateurs pourraient trouver un peu démodé ce type de cabaret.

► Jusqu’au 21 juillet, Forever Crazy est présenté au Théâtre du Nouveau Monde.

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