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Drame de Warwick

Isabelle Gaston parle d’un acte « injustifiable »

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Isabelle Gaston, dont les deux enfants ont été tués par son ex-conjoint, Guy Turcotte, a accepté de réagir au présumé drame familial qui a secoué la petite ville de Warwick, dans le Centre-du-Québec, mardi.

Lors d'une entrevue exclusive accordée à TVA Nouvelles, Mme Gaston, interpellée par ce qu’il s’est passé, a déploré que la question fondamentale ait été évacuée au profit de débats secondaires.

« Ce que je trouve dommage, c'est que le débat est un peu déplacé vers un autre sujet lors de chacun de ces événements-là. Ça peut être la garde inégale entre deux parents, ça peut être un système de justice trop lent, un manque de ressources, alors que la vraie question qu'on devrait tous se poser et la seule chose sur laquelle on devrait se concentrer c'est qu'il y a deux innocentes victimes qui ont payé au prix de leur vie ce qui est arrivé », a-t-elle déclaré.

Le père des deux enfants, Jocelyn Marcoux, avait publié une note sur Facebook dans laquelle il explique son combat contre son ex-conjointe pour préserver la garde légale de sa fille et de son fils. C'est aussi la seule explication qu'ont trouvée des proches de l'homme visiblement en détresse.

Or, même si elle ne nie pas les injustices, Isabelle Gaston croit que rien au monde ne devrait mener un parent à poser de tels gestes. « Pour moi, il n'y a aucune violence, aucune détresse, aucune sensation qui devrait outrepasser l'amour qu'on devrait avoir pour notre enfant. »

La femme qui a perdu ses deux enfants en 2009 montre aussi du doigt ceux qui tentent d'excuser les crimes commis par des gens comme Guy Turcotte.

« Les injustices peuvent être vraies [...], mais au nom de tout ça, on excuse la pire des injustices et la pire des violences, c'est-à-dire d'enlever la vie à quelqu'un. Je pense qu'il faut faire une frontière très solide, très étanche, sur le fait qu'on ne devrait jamais au nom de rien excuser ou pardonner la mort d'un enfant. [...] On leur fait la pire des injustices et il y a des gens qui viennent excuser ça », s'est indignée Mme Gaston.

Selon elle, cette attitude lance un message de « déresponsabilisation de l'individu ».

« C'est comme si au nom de la maladie on pouvait tuer, au nom de la détresse on pouvait tuer, au nom d'une injustice on pouvait tuer, a-t-elle illustré. J'ai vécu pas mal de ces choses-là, est-ce que ça me donne le permis d'aller tuer mon voisin ou mon prochain enfant ? Non. »

 

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