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brutalité policière

Plus d'une centaine de personnes se mobilisent

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MONTRÉAL – Un peu plus d’une centaine de personnes ont marché pour protester contre la brutalité policière, dimanche soir, à Montréal, quatre mois jour pour jour après la manifestation annuelle contre les forces de l’ordre qui avait mené à nombre de méfaits et d’arrestations, en mars dernier.

La marche d’une heure et demie, organisée pour dénoncer les abus policiers dont les manifestants considèrent être victimes, n’aura été intense qu’en début de parcours. Elle s’est terminée dans le calme sans qu’aucune arrestation n’ait été effectuée.

Bien que l’événement avait été annoncé pour 17h30, le groupe s’est finalement mis en marche à 18h30, question d’attendre plus de participants. En effet, une heure plus tôt, seule une cinquantaine de manifestants, dont plusieurs habitués des marches nocturnes, étaient rassemblés au square Victoria.

Un grand nombre de policiers étaient regroupés à proximité du lieu de départ.

Dès le début de la marche, qui était illégale faute de trajet, l’ambiance était électrique. Les vêtements noirs et les sacs à dos bien remplis étaient visibles dans la foule et une vingtaine de personnes étaient masquées ou cagoulées.

La rue Sainte-Catherine a rapidement été prise d’assaut par le groupe, qui y a déambulé bruyamment pendant que la braderie ayant lieu en fin de semaine prenait fin. Des citoyens apeurés entraient dans les commerces à l’approche des manifestants, qui jetaient des barrières de métal au sol et scandaient des slogans très agressifs. Des «fuck the police» retentissaient, et une première pièce pyrotechnique a été lancée.

La foule a poursuivi sa route accompagnée du groupe d’intervention du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Le Festival Juste pour rire a par la suite reçu la visite des marcheurs, qui ont poussé des barrières de sécurité afin de pénétrer sur le site. Les manifestants sont cependant repartis peu de temps après, non sans avoir mis de la signalisation au sol.

Au plus fort de la marche, 125 personnes faisaient partie du groupe, et une trentaine de personnes étaient vêtues en noir, masquées pour la plupart. Certains portaient même des gants.

La manifestation s’est essoufflée vers 20 h, alors que le groupe d’une quarantaine de personnes est entré dans la place Émilie-Gamelin, quelques-uns y restant dans l’attente de la 83e marche nocturne. La plupart des individus en noir étaient déjà partis ou avaient changé de vêtements.

Le 15 mars, une manifestation du même genre, organisée par le Collectif opposé à la brutalité policière, avait mal tourné. Bâtiments et véhicules avaient été la cible de vandales lors de l’événement qui avait duré plus de quatre heures. Au terme de la soirée, 226 manifestants avaient été arrêtés.

Un spectacle-bénéfice est par ailleurs prévu le 20 juillet afin d’amasser de l’argent pour ces derniers. La soirée «Nos arrêtés sont cassés !!!» annonce la prestation de cinq groupes, au centre-ville de Montréal.

 

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