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À gauche de la gauche ? Sur l’avenir de Québec solidaire (4/5)

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L’histoire de la gauche radicale n’est pas simple au Québec. Elle remonte au début des années 1960, quand certains sont tentés de situer la Révolution tranquille qui commence dans la grande vague décolonisatrice qui fracturait les uns après les autres les empires coloniaux européens. Le Québec serait-il le prochain foyer du tiers-mondisme révolutionnaire? Le socialisme avait alors bonne réputation dans la gauche indépendantiste naissante, comme si la libération nationale à la québécoise avait la même signification que la libération nationale à l’algérienne ou à la vietnamienne. Ce courant, associé à la synthèse entre l’indépendantisme et le socialisme, se retrouvera dans une revue comme Parti pris, qui fut en quelque sorte son laboratoire idéologique. Il jouera un grand rôle dans le RIN, surtout après le départ de Marcel Chaput, et ne se ralliera jamais vraiment au Parti Québécois, dont il fera systématiquement le procès, parce qu’il aurait embourgeoisé l’indépendance. Il évoluera toujours à la gauche du mouvement national sans jamais vraiment s’en séparer complètement, et quelquefois, en rejoignant ses rangs (on trouve d’ailleurs encore aujourd’hui certains de ses héritiers dans les rangs du PQ, comme Pierre Dubuc et les autres militants associés ces dernières années au SPQ Libre).

Ce courant sera concurrencé à partir des années 1970. À ce moment, une mouvance importante de la gauche radicale se demandera si le nationalisme n’était pas une idéologie bourgeoise cassant la solidarité ouvrière pancanadienne et solidarisant les ouvriers avec leurs patrons exploiteurs, sous le prétexte qu’ils partageraient une langue et une culture? Il fallait tout miser sur un front prolétarien unitaire à la grandeur du Canada. C’était la mouvance marxiste-léniniste (bien qu’elle n’aura pas le monopole de ce point de vue, le progressisme de Trudeau, qui relevait d’une toute autre tradition politique, évidemment, l’amenait à entretenir un semblable rapport avec le nationalisme, selon lui détestable tribalisme ethnique et obstacle à la solidarité entre les peuples). D’ailleurs, la grande majorité de l’extrême-gauche s’opposera à la souveraineté en 1980, en plaidant pour l’abstention. Elle espérait la révolution prolétarienne. Elle découvrit au lendemain du référendum qu’elle n’arriverait pas. Certains se convertiront à la vie bourgeoise et feront de belles carrières dans la vie publique (souvent en se convertissant au néolibéralisme), d’autres préférèrent poursuivre leur activisme dans les rangs de la gauche communautaire, féministe ou multiculturelle.

Alors que la figure de référence de l’indépendantisme socialiste (certains parleraient de la gauche nationale) était le travailleur francophone syndiqué en lutte contre ses patrons exploiteurs, celle des héritiers de l’internationalisme prolétarien deviendra «l’exclu», le «minoritaire», ce qui les amènera, d’ailleurs, à embrasser le multiculturalisme. On trouve là l’origine du soutien de Québec solidaire aux femmes qui veulent porter la burqa et son adhésion à la «laïcité ouverte» qui n’est qu’un multiculturalisme ne disant pas son nom (je reviendrai sur cela un peu plus loin). En Europe, d’ailleurs, la même mouvance héritière de l’extrême-gauche a joué un rôle idéologique majeur dans la mutation diversitaire du progressisme. Les héritiers de l’extrême-gauche ont renoncé au prolétaire, qui n’avait pas voulu de la Révolution (d’ailleurs, on se mettra à mépriser les classes populaires, qui préféraient les augmentations de salaire aux chansons révolutionnaires en les accusant même de xénophobie ou d’homophobie, ou de tares semblables, parce qu’il tenait aux valeurs traditionnelles), pour se convertir à l’exclu, au marginal. La critique du capitalisme, sans être abandonnée, sera élargie, plus vastement, à celle de la civilisation occidentale.

Cette histoire est indispensable pour comprendre ensuite la difficulté qu’aura la «gauche de la gauche» à se rassembler. Pendant longtemps, la gauche radicale s’est montrée incapable de se rassembler dans un grand parti, ses éléments les plus efficaces préférant d’ailleurs l’action syndicale, pour s’inscrire dans les luttes sociales les plus actives. On en a perdu le souvenir, mais le syndicalisme des années 1970, loin d’être «corporatiste», comme on dit, était profondément marxisé (c’était notamment le cas de la CEQ) et résolu à faire «sauter la baraque» (c’était plutôt le programme de la FTQ). La crise de 1973 mettait en jeu un syndicalisme tenté par la révolution dont la réalité correspondait peu au romantisme militant dont a gardé la trace la conscience collective. Certains, à gauche, sont nostalgiques du syndicalisme de combat à l’ancienne, qui ne se contentait pas de lutter pour la social-démocratie, mais pour un changement social radical. La CLASSE de Gabriel Nadeau-Dubois et de Jeanne Reynolds sont notamment les héritiers de ce syndicalisme de combat.

Retour à Québec solidaire. Il représente donc, dans l’histoire de la gauche radicale, la volonté de ramener son combat dans le champ parlementaire. Il devait réconcilier deux traditions politiques qui s’étaient considérablement opposées dans le passé, mais qui ne voulaient plus s’encombrer de souvenirs acrimonieux politiquement contre-productifs (deux traditions, et beaucoup plus de groupuscules, faut-il le préciser). Au moment de la création de Québec solidaire, l’Union des forces progressistes, à laquelle appartenait Amir Khadir, représentait bien la veine du socialisme indépendantiste, alors qu’Option citoyenne était l’expression politique de la nébuleuse communautaire et féministe dont Françoise David était le porte-étendard la plus connue. Ces deux sensibilités ont donc cherché à faire front commun, ce qui n’était pas si difficile, finalement, sinon sur la question nationale. On se souvient d’ailleurs des byzantines querelles internes au parti pour savoir s’il allait faire le choix de la souveraineté ou du fédéralisme. De l’extérieur, plusieurs n’y comprenaient rien. De l’intérieur, la gauche radicale reproduisait ses vieilles querelles autour de la question nationale.

Le problème est le suivant. Si ces deux courants se situent d’une manière ou d’une autre dans la tradition de la gauche radicale, qui se définit par son hostilité fondamentale au capitalisme et à la civilisation occidentale, leur attractivité politique n’est pas la même. Tant qu’il se laissait définir par les fidèles de Françoise David, Québec solidaire végétait. Françoise David, ne trouvait pas d’échos au-delà de la gauche communautaire et féministe où elle avait poursuivi son engagement dans les années 1980 et 1990, bien qu’elle bénéficiait de la bienveillance - pour ne pas dire de la complaisance – médiatique, comme si elle représentait la conscience humanitaire d’une société québécoise sans idéaux ni générosité. La politique est affaire de passions, elle ne va pas sans combats et affrontements et supporte mal les discours moralisateurs où pontifient les professeurs de vertu. Le progressisme soporifique de Françoise David n’avait rien de cela. Françoise David a probablement des qualités humaines immenses et personne ne remettra jamais cela en question. Elle n’a pas celles qui sont nécessaires à une cheffe politique.

On ne saurait dire la même chose d’Amir Khadir. On peut ne pas l’aimer, trouver détestable ses idées, s’exaspérer de la démagogie qu’il pratique trop souvent. On peut continuer de croire que le socialisme est une très mauvaise idée dont la démocratie devrait se tenir éloignée le plus possible. On peut s’inquiéter de ses amitiés avec ceux qui vomissent trop spontanément la civilisation occidentale. Nous sommes néanmoins devant un chef politique charismatique, qui exerce un véritable effet d’hypnose chez ses partisans – comme chez ses détracteurs, qui ne voient que lui. Comme d’autres, je l’ai rapidement comparé à Jean-Luc Mélenchon, le leader de la gauche radicale française. D’abord et avant tout, il maîtrise le verbe. Et remarquablement. Il est cultivé et sait jouer de ses lettres médiatiquement, en multipliant les références littéraires, historiques et culturelles qui le placent à part dans un univers où le politicien pragmatique a désenchanté la parole publique. L’homme sait faire rêver sa base et donne un souffle à son engagement politique qu’il serait mal vu de mépriser. Il sait même canaliser la colère populaire bien au-delà de ses fidèles les plus immédiats. Il maîtrise l’art de la transgression calculée, celle qui peut le remettre au cœur du système médiatique quand il se désintéresse trop longtemps de lui.

Cela ne va pas sans de nombreux dérapages, comme lorsque Khadir cherche à boycotter un marchand de soulier au nom de la libération palestinienne, ou lorsqu’il déclare la guerre au Grand prix, devenu pour lui, le symbole du capitalisme le plus dégénéré, ou lorsqu’il agite publiquement la théorie du complot à propos des attentats du 11 septembre. On l’a vu, pendant la crise étudiante, chercher à se faire arrêter, pour devenir le persécuté officiel du printemps québécois. Il aurait bien aimé qu’on le prenne pour l’incarnation québécoise de Gandhi, de Martin Luther King ou de Nelson Mandela. Mal joué. Il avait l’air d’un comédien. Ces dérapages sont toutefois moins des dérives maladroites que des révélateurs d’une vision du monde centrée sur l’hypercritique de ce qu’il croit être un empire occidental dominateur. Et pourtant, malgré tout cela, Khadir demeure une figure politique majeure, et si le grand public semble s’en lasser, sa base élargie continue de l’imaginer comme le seul politicien au service du bien commun. Québec Solidaire serait d’ailleurs suicidaire d’envoyer Françoise David plutôt qu’Amir Khadir au débat des chefs. Avec la première, nous aurons droit à un cours de morale. Avec le second, à un redoutable débatteur politique, fin dialecticien, qui risque de tourner cette querelle à son avantage. Il n’est pas interdit de penser qu’il puisse y transformer sa présence en véritable occasion de croissance pour son parti.

Le succès de Khadir n’est pas seulement personnel. C’est aussi qu’il est parvenu à réactiver un langage politique que plus personne ne parlait, le nationalisme décolonisateur, qui trouve un bon écho chez tous les déçus du PQ, qui le trouvent trop mou sur l’indépendance, ou trop complaisant avec l’économie de marché. Il attire de la clientèle péquiste ceux qu’on assimilera à la gauche nationale. Son discours sur l’exploitation étrangère des ressources naturelles au Québec trouve un écho chez ceux qui s’imaginent encore le Québec en situation coloniale, victime de multinationales pillant un sol riche au seul avantage des marchés. Il s’inspire d’ailleurs de la gauche sud-américaine, où s’écrit actuellement, selon lui, l’avenir du progressisme. La vigueur politique de QS vient du fait qu’il conteste désormais apparemment son nationalisme au Parti Québécois, en l’accusant de s’être embourgeoisé avec le temps, en l’accusant de participer pleinement à la classe dominante du Québec officiel (ce qui n’est pas faux, pour peu qu’on associe le PQ non pas à l’establishment du grand capital, mais à celui du modèle québécois). Québec solidaire associe intimement la question nationale et la question sociale, comme si l’indépendance n’avait de sens qu’à gauche, porteuse d’une vision du monde socialisante. 

Ce nationalisme décolonisateur radicalisé permet à Khadir de faire converger vers lui (davantage que vers Québec solidaire en soi) des mouvances radicales qui évoluent à la périphérie du débat public. Il s'agit, de son point de vue, d'une poursuite de l'anticolonialisme et de l'anti-impérialisme d'hier. On expliquera ainsi son antiaméricanisme viscéral, ainsi que son antisionisme. C’est dans cette perspective aussi qu’il s’imagine les groupes autochtones au Québec victimes d’un «apartheid» inqualifiable et le français au Québec comme la langue de l'oppresseur colonialiste. Ce nationalisme décolonisateur n’empêche pas QS, toutefois, de faire la promotion active d’un multiculturalisme particulièrement radical au nom de la «laïcité ouverte», ce qui l’a amené à une étrange complaisance envers des symboles religieux qui représentent pourtant une aliénation grossière de la femme. Pendant la crise des accommodements raisonnables, le multiculturalisme de QS était particulièrement radical. De même, Québec solidaire a tendance à accuser de xénophobie tous ceux qui entendent diminuer les seuls d’immigration pour les rendre compatibles avec nos capacités d’intégration et va même jusqu’à reprendre l’argumentaire patronal pour justifier l’ouverture maximale des frontières. Il y a une chose que la gauche radicale partage avec le patronat néolibéral : un sans-frontiérisme radical, un refus de prendre au sérieux la citoyenneté nationale. La gauche multiculturelle et la droite  néolibérale, très souvent, se donnent la main.

Sans surprise, QS a connecté très facilement avec la rue au moment de la crise étudiante, en rappelant que de son point de vue, le parlement n’était qu’une arène parmi d’autres de la démocratie, et pas nécessairement la meilleure. C’est d’ailleurs la force de QS d’avoir un pied à l’intérieur du système, et un pied à l’extérieur. Pour emprunter son vocabulaire à l’histoire politique, Khadir en est venu à occuper au Québec la fonction tribunicienne. Il prétend représenter le peuple qui serait aujourd’hui expulsé d’un système politique au service exclusif d’intérêts oligarchiques. Khadir a le talent qu’il faut pour porter politiquement une protestation sociale qui déborde de l’opposition parlementaire. En fait, autant Pauline Marois avait l’air d’une bourgeoise égarée dans la foule avec son carré rouge et sa casserole, autant Amir Khadir était en symbiose avec elle (et on ne se surprendra pas d’ailleurs que la CLASSE vienne, à demi-mot, d’en appeler à un appui massif à Québec solidaire lors de la prochaine élection). Il y a une forme d’antiparlementarisme qui ne dit pas son nom chez cette gauche radicale, qui préfère la rue aux institutions. On peut parler sans trop se tromper d’un populisme de gauche.

Le peuple, pour la gauche radicale, ne peut vouloir que la révolution. Ou alors, il est aliéné. La gauche populiste, de ce point de vue, participe à la radicalisation du cynisme dans la politique contemporaine en laissant croire que seule une contestation sociale globale nous permettrait de croire à nouveau aux vertus de la politique. Entre le statu quo et la révolution, la gauche radicale ne vient rien voir d’autre, sinon un réformisme prudent auquel elle peut se rallier de manière circonstancielle, mais jamais fondamentale. On voit donc avec quel étrange allié certains au PQ ont souhaité un front uni, comme si QS n’était qu’un peu plus à gauche que le PQ. Comme s’il s’agissait d’une même famille divisée entre modérés et excessifs. En fait, QS propose un autre rapport à la réalité que les grands partis. Il laisse croire qu’une transformation sociale radicale, majeure, et fondamentalement positive, sera possible, si nous nous engageons dans un processus radical qu’il prétend piloter. On comprend bien pourquoi et comment ceux qui se reconnaissent encore dans la démocratie libérale, l’économie de marché et la civilisation occidentale dans ses grandes références culturelles et philosophiques peuvent difficilement faire front commun avec ce parti.

Québec solidaire ne gouvernera jamais le Québec. Mais dès la prochaine élection, il pourrait sortir des marges et devenir un parti politique important en gagnant quelques sièges de plus à Montréal, ce que lui permet d’espérer la mutation sociologique de la métropole. L’écho à peu près nul de QS en région et significatif à Montréal révèle bien les fractures profondes qui traversent aujourd’hui notre société. La crise sociale actuelle a créé les conditions non pas d’une révolution québécoise, évidemment, mais de la constitution d’un parti populiste de gauche, connecté avec la rue et les différentes mouvances radicales qui s’y expriment. La gauche radicale au parlement pourrait bien être l’héritage du printemps québécois. Si le PLQ était reporté au pouvoir et que l’opposition entrait à nouveau en crise, il n’est pas impossible d’imaginer non plus qu’un bloc du PQ s’en détache pour s’allier avec QS et créer un nouveau parti souverainiste de gauche, qui jouerait dès lors un rôle majeur dans la mise en forme politique du nationalisme québécois. Certains s’en réjouiront. D’autres croiront qu’il s’agirait là d’une mutation suicidaire du nationalisme québécois. Évidemment, ce dernier scénario est hypothétique. Mais il suffit d’y penser pour se convaincre que notre société change en profondeur.  

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13 commentaire(s)

marie-josee dit :
16 juillet 2012 à 8 h 35 min

Le nationaliste, le socialiste, la pauvreté, et le raprochement envers les jeunes, c'est payant ces sujets pour un party politique.

Yann dit :
16 juillet 2012 à 12 h 23 min

À ses débuts, Québec Solidaire a gagné l'estime de nombreux électeurs qui, après le scandale des commandites entre autres, voyaient en ce parti un retour à l'intégrité et l'honnêteté sur la scène politique. Nombreux sont les commentateurs, tant de droite que de gauche, qui ont salué l'intervention de M. Khadir face à Henri-Paul Rousseau après la débâcle de la Caisse de dépôt.

Cette année toutefois, on a été en mesure de découvrir d'autres facettes de M. Khadir, nommément ses liens avec la gauche radicale et le mouvement des carrés rouges. Qu'on aime ou non M. Khadir, on sait désormais à quelle enseigne il loge. Maintenant, Québec Solidaire saura-t-il convertir tout cela en un nombre accru de sièges à l'Assemblée nationale? Tout dépendra de sa capacité à « faire sortir le vote » de ses sympathisants, chez qui le taux d'abstentionnisme croît presque de façon exponentielle depuis quelques années. Si Québec Solidaire parvient à les convaincre d'aller voter, on peut s'attendre à des surprises. Sinon, il sera condamné à la marginalisation.

Réjean dit :
16 juillet 2012 à 14 h 56 min

Personnellement il m'est impossible de voter pour un autre parti que QS, le PQ, le PLQ et la CAQ étant tous du pareil au même. À moins que le PQ propose des changements profonds, mais j'en doute.

Maintenant, essayer de nous faire croire que pour QS, ou ce que vous appellez la "gauche radicale", le peuple ne voit pas d'autres solutions que la révolution est du pur délire. On est au XXI ème siècle et on sait tous que la révolution prolétarienne n'est pas possible dans un seul pays. Le socialisme sera démocratique et mondial ou il ne sera jamais.

D'ailleurs, QS n'a jamais proposé de former une guerilla pour prendre le pouvoir et instaurer le communisme, d'exécuter les dirigeants actuels et de construire des camps de concentration dans le grand Nord. Allons M. Bock-Côté, un peu de réserve je vous en prie.

"la démocratie libérale, l’économie de marché et la civilisation occidentale " Trois notions bien différences et qui ne recouvrent pas la même réalité. L'économie de marché s'arrange très bien avec les dictatures. Hayek, ami intime de Pinochet et inspirateur des politiques de Reagen et Tatcher a dit à l’occasion d’une visite au Chili : je préfère, à tout prendre, un pays qui soit libéral dans son économie et pas démocratique, à un pays qui serait démocratique mais pas libéral dans son économie.

Et c'est quoi ça la démocratie libérale ? Curieux mélange.

Nelson dit :
16 juillet 2012 à 15 h 12 min

Salut Mathieu

Le QS doit :

Se doter d'un porte parole, qui exprime les points de vue, après analyse, du Parti,

Demander à Amir de ne pas parler au nom du Parti...que doit être un de centre-gauche.

LA RÉALITÉ ÉCONOMIQUE DU QUÉBEC NE PERMET PAS UNE GAUCHE DE LA GAUCHE, MÊME PAS UNE GAUCHE ESTILE ANNÉS 60.

Le Québec n'est pas assez mal pris, n'est pas assez souffrant, pour des partis politiques de gauche--gauche....

À la limite, pour des positions progressisstes....-feministes-vertes-écolo-pacifistes-programmes sociaux.

Au début des années 80 le professeur Frederic Lesemann de la U de Mtl à publié sa thèse de doctorat, '' Du pain est des services '', ou explique que dans le temps des romains était ''Du pain et cirque'' et dans nos jours au Québec, c'est ''Du PAIN (BES, revenu minimum garantie) et des SERVICES-_-programmes sociaux, santé, éduc, etc).

Donc, tout controlé, pas de place pour des gauches-gauches dans le portrait.

LE QUÉBEC EST À 90% DE CENTRE.

Ni droite ni gauche....centre...et c'est ça qu'explique l'altenance PL et PQ depuis longtemps...

Et c'est ça qu'explique la vague orange.....HUMANISTE ANTI-DROITE.

Et c'est ça qu'explique que la ''gauche '' québécoise soit miniscule.

Et c'est ça qu'explique qu'il y a 8 millions des québécois et 8 millions des définitions des mots ''droite,'' et '' gauche'',

Et c'est ça qu'explique que les payeurs de taxes que ne veulent pas payer pour les frais de scolarité des étudiants se considèrent de droite, eux......et ceux que croient que l'Etat devrait aider avec plus des bourses les étudiants pauvres, sont de ''gauche''.

N'importe quoi au Québec avec des histoires de droite et de gauche.

Parce que nous sommes tous, ou presque, de centre.

Réalistes, modernes, conectés a des vrais affaires, à la réalité, et non à des partisanaries, des idéologies, des théories, de pelletage des nuages.

Et ça c'est bien comme ça.

Hélène Beaulieu dit :
16 juillet 2012 à 15 h 55 min

Oups! "to arms' weeks ago"

Hélène Beaulieu dit :
16 juillet 2012 à 16 h 45 min

M. Côté, je vous invite à lire un article intéressant que vous pourrez retrouver dans le "Ottawa Citizen" aujourd'hui.

"Politicians warned of Iranian Embassy "call to arms" weeks ago..."

Michaël Lessard dit :
16 juillet 2012 à 19 h 54 min

Bonjour,

Tout d'abord une correction : Québec solidaire n'appuie pas le port de la burqa ! Franchement, ce n'est pas parce que plusieurs propagandistes chroniqueurs l'ont dit que c'est vrai. La Fédération des femmes du Québec et QS ont simplement adopté une position plus nuancée concernant le *foulard* porté par certaines femmes musulmanes.

Votre caricature d'Amir Khadir est ridicule, mais ce n'est pas de votre faute: M. Khadir a fait des erreurs stratégiques et vous baignez dans ce monde où l'image médiatisée en politique devient la réalité. Des mouvements sociaux en Israël appellent au boycott de produits israéliens comme moyen désespéré de calmer les ardeurs racistes du gouvernement israélien et dénoncer le blocus de Gaza. C'est utile de cibler M. Khadir, mais si on faisait un sondage des gens qui participent à des mouvements de gauche pour voir leur position sur les politiques du gouvernement israélien, on verra qu'une majorité comprenne pourquoi il y a une campagne internationale pour utiliser des moyens de pression économique. Surtout, faisons semblant que Gaza n'est pas sous blocus depuis plus de cinq années et faisons semblant que le racisme en Israël n'est pas un problème (alors qu'il est avéré avec des manifestations exigeant l'expulsion «des étrangers africains», etc.).

Ce qui sera réellement déterminant pour QS, à nouveau, est la vision fausse et caricaturale qui est donnée des mots « gauche » et « socialisme »; dont les définitions sont confuses, contradictoires, intéressées où chacun-e le définit selon ses intérêts politiques. QS a choisit d'être un parti démocratique et honnête, donc qui ne fait pas semblant d'être ni de gauche ni de droite, et cela cause problème dans un Québec qui ne sait pas trop ce qu'il veut.

Kevin dit :
16 juillet 2012 à 22 h 06 min

Cessez de parler d'extrême-gauche et de gauche radicale lorsque vous parlez de Québec solidaire. QS n'est pas plus radicale et révolutionnaire que l'était le PQ de René Lévesque.

QS est un parti social-démocrate, au même titre que le très extrémiste NPD. QS ne prône pas le communisme ou l'anarchisme, ni la révolution. Simplement la mise en place d'un État fort pouvant contrôler les dérives du capitalisme et partager la richesse. QS n'est même pas anticapitaliste.

Si vous croyez que QS est radical, c'est parce que vous êtes obnubilés par son militantisme qui détonne avec la petite politique traditionnelle des grands partis. Si Québec solidaire est radical, ce n'est pas en raison de ses idées réformatrices, mais de son action politique.

Il est d'ailleurs évident que le militantisme de QS vous fait peur M. Côté. Alors que vous vous moquez des fabulations conspirationnistes de Amir Khadir, vous écrivez qu'il «cherch[ait] à se faire arrêter pour devenir le persécuté officiel du printemps québécois.» Bin oui, Amir Khadir s'est fait arrêter volontairement pour manipuler l'opinion publique à sa guise. Belle petite théorie du complot M. Côté.

PS: Je ne suis pas du tout QS. Je ne pourrais voter pour ce parti faussement indépendantiste (une liberté obligatoirement de gauche, c'est ce que vous appelez liberté?) qui prône le multiculturalisme à tout crin.

martin lamontagne dit :
16 juillet 2012 à 23 h 28 min

J'aime bien cette analyse sans être nécéssairement daccord.

Je suis convaincue qu'on s'en va vers une division du vote souverainiste qui va profiter à Charest.

Pauline devrai faire le pari de l'humilité et oser la réconcilliation des forces souverainistes.

l gagne dit :
17 juillet 2012 à 1 h 44 min

Québec Solidaire absolument non merci peut importe ou il se situe.

joseph dit :
17 juillet 2012 à 11 h 41 min

franchement mathieu.

va falloir que tu trouves des synonymes de radical...

c'est lourd, à la fin.

Mathieu Peloquin dit :
24 juillet 2012 à 12 h 58 min

franchement, ce parti est pro-communautariste, comprendre pro islam. Vert (islam) dehors, rouge (communiste) dedans. Il devrait s'appeler le parti des pastèques ! Donc non merci. Pour l'une et l'autre des raisons.

Annick Rouleau dit :
2 août 2012 à 21 h 20 min

Vous semblez avoir une phobie de « l'extrémisme », M. Côté. Vous devriez vous tenir avec des anarchistes; vous cesseriez de trouver QS aussi « radical ».

De surcroît, votre théorie du complot par rapport à M. Khadir est amusante, mais me semble inconsistante si l'on considère l'idéalisme et l'attachement aux principes très flagrants de ce dernier.