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La première maison LEED platine au Canada est montréalaise

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Photo Emmanuel Delacour / Agence QMI Emmanuel Cosgrove, directeur d’Écohabitation, est le propriétaire de la première maison LEED platine au Canada, située sur l'avenue de Parc, à Montréal, qui lui sert de laboratoire de la conservation énergétique.

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La première maison LEED platine au Canada se trouve sur l’avenue du Parc, dans une demeure qui sert de véritable laboratoire de la conservation énergétique à son propriétaire.

Mardi avant-midi, Emmanuel Cosgrove, directeur d’Écohabitation, recevait quelques personnes des médias chez lui. Les représentants de Solénove Énergie Québec étaient aussi sur place afin de présenter leur nouveau produit et le dernier gadget de M. Cosgrove : le Power-Pipe.

L’appareil de récupération de chaleur des eaux de drainage est sensé procurer des économies « substantielles sur les coûts de chauffage de l’eau domestique », si bien qu’Hydro-Québec accorde une aide financière aux résidants des MRC de Deux-Montagnes, Longueil et de Rivière-du-Nord.

Bien qu’il ne souscrive pas à cette aide, M. Cosgrove présente avec fierté son Power-Pipe récemment installé dans le mur de son salon. Une partie de l’eau froide est réchauffée par l’eau de drainage chaude alors qu’elle passe à travers un serpentin de cuivre enlacé sur le tuyau de drainage.

« C’est un des rares appareils écoénergétiques qui ne pose presque aucun désavantage. Il ne coûte pas extrêmement cher et il ne demande pas d’entretien. Ça reste dans le mur et ça fait son travail », a expliqué M. Cosgrove.

Ce dernier sait de quoi il parle, puisque sa maison est truffée d’une multitude d’appareils qui lui permettent de recycler l’eau et d’économiser l’électricité.

Un véritable laboratoire

Son sous-sol contient un système de géothermie qui permet de chauffer son immeuble l’hiver et de le climatiser l’été. « J’ai deux puits de 100 mètres qui vont dans le sol pour récupérer l’énergie et la redistribuer dans toute la maison », a-t-il dit.

Bien que cette installation lui permette de faire de substantielles économies, celui-ci ne cache pas qu’il a payé le prix fort pour l’obtenir. « Cela fut un des plus gros investissements de ma vie, près de 40 000 $. Ça devrait être rentable d’ici 17 ans, mais ça vaut la peine », a assuré M. Cosgrove.

Tout près du système de géothermie se trouve un lot de boîtes en plastique reliées par des tuyaux. C’est un appareil de filtration des eaux grises que M. Cosgrove a fabriqué lui-même et qui sert à irriguer son jardin et son toit vert.

Le reste de la maison répond aussi à ses standards élevés de respect de l’environnement. Le plancher est en bois franc recyclé, les portes ont été récupérées, l’ardoise de la salle de bain provient de vieux tableaux d’école.

Toutefois, M. Cosgrove reste modeste. « Je ne veux pas prêcher et pousser les gens à vivre comme moi. Ma maison sert un peu de laboratoire et d’exemple pour démontrer la multitude de petits gestes que l’on peut poser pour économiser », a-t-il insisté.

Les chiffes lui donnent d’ailleurs raison. Avant qu’il n’emménage dans le triplex, l’ancien propriétaire qui y vivait seul déboursait 4000 $ par an pour le chauffage au gaz et 1000 $ en électricité. Désormais, il n’en coûte plus que 1000 $ par an pour chauffer et alimenter l’immeuble en électricité, et ce, pour onze locataires.

 

 

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