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Savoir reconnaître la violence psychologique

La violence psychologique
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L’amour comporte parfois des aspects incompréhensibles et perturbants. Sous le couvert de l’amour peuvent se dissimuler les pires atrocités... voire les pires bassesses. Le prétexte, même noble, ne connaît pas toujours des fins heureuses. La violence est connue pour infliger des souffrances, terroriser, affecter la confiance et l’estime de soi, mais elle se cache quelques fois derrière un écran de fumée... Comment reconnaître la violence afin de la fuir... ou de la dompter ?

Au sein d’un couple, il peut s’avérer difficile de reconnaître la violence puisqu’elle peut se cacher sous le couvert de l’amour (prétendu et non réel).

Irène, une femme de 49 ans nous explique : « jamais je n’aurai cru que je vivrais de la violence conjugale. Il ne me frappait pas, mais ses mots étaient profondément terrorisants. Son attitude aussi. Une amie m’en a passé plusieurs fois la remarque, mais je l’ignorais. Je pense qu’au fond de moi, je le savais. Jusqu’à ce que je visionne un film où je me suis reconnue. L’horreur ! Les similitudes dans nos vies (l’actrice et moi-même) m’ont foutu la nausée. J’ai tellement pleuré. Mes parents m’ont hébergée, je suis allée chercher de l’aide et je l’ai finalement quitté. Sans enfant, sans attaches matérielles autres que notre appartement, j’étais libre. Enfin. Mais je suis encore en thérapie, je dois me reconstruire – trois ans après la rupture c’est encore très difficile et je demeure craintive. »

DÉFINIR LA VIOLENCE

La violence psychologique ne laisse pas de traces physiques, mais les blessures sont réelles. Elle représente bien souvent la porte d’entrée vers l’agression physique, voire le meurtre ou le suicide. Généralement des hommes, les agresseurs manipulent leurs victimes, habituellement des femmes, leurs femmes, et en arrivent à les placer sous l’emprise du soi-disant amour.

Voici certains signes qui ne mentent pas (un/e partenaire qui en manifeste plusieurs, doit définitivement être considéré comme étant un/e agresseur/e potentiel/le).  J’utiliserai le pronom IL pour alléger le texte, mais je m’adresse autant aux hommes qu’aux femmes.

► Il culpabilise l’autre sous divers prétextes (amour, lien familial, valeurs religieuses...).

► Il ment.

► Il ne supporte pas la critique.

► Il reporte la responsabilité sur autrui (ce n’est jamais de sa faute, toujours celle de l’autre ou des autres).

► Il atteint ses objectifs aux dépens des autres (marche sur les autres pour se valoriser).

► Il critique, menace, fait du chantage, dénigre, humilie.

► Il provoque la zizanie (divise pour mieux régner).

► Il isole sa victime (sa famille n’est bonne à rien, ses amis des vauriens – l’autre en vient à le croire et à couper les liens avec ceux et celles qu’il aime).

► Il est sexuellement abusif ou contrôlant (les relations se font au moment où il le désire, il humilie).

► Indifférence, mépris, dénigrement, intimidation.

LA VICTIME DOIT POUVOIR RÉAGIR

Malheureusement, trop de situations tournent au tragique puisque la victime ne se sent pas capable de réagir (en quittant le bourreau par exemple) ou en n’étant pas prise au sérieux.

Chose certaine, personne ne doit accepter une situation qui la fait souffrir ou qui menace son intégrité physique ou morale.

Il faut réagir, dénoncer et aller chercher de l’aide, voici des adresses utiles :

www.violenceconjugale.gouv.qc.ca

www.sosviolenceconjugale.ca

1-800-363-9010

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