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Les souverainistes sont-ils racistes?

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Il devait en être candidat, mais Kamal G. Lufti s’est fait foutre à la porte de la CAQ. Il avait accusé sur Twitter les souverainistes de racisme. En fait, il accumulait les sottises avec autant de zèle que les fautes d’orthographe. François Legault a bien fait de se débarrasser de cet encombrant personnage.

Convenons d’une chose : Kamal G. Lufti n’était pas un prix Nobel. Il a plutôt le profil du comiquement célèbre monsieur Pignon, celui qu’on invite à diner. On le fait parler pour faire rire les convives. Il ne déçoit jamais. Oui, comme dans le film auquel vous pensez.

« Il n’y a rien de plus galvaudé que le terme “racisme” »

ACCUSATIONS RÉVÉLATRICES

Pourtant, les accusations de Kamal G. Lufti sont révélatrices. Il veut dire du mal des souverainistes ? Il les accuse de racisme. Autrement dit, d’avoir la peste idéologique. De puer l’intolérance. De sentir la haine. « Raciste », c’est l’insulte de notre époque.

Mais il n’y a rien de plus galvaudé que le terme racisme. On l’utilise à tort et à travers. Sans savoir ce qu’il veut dire. Sans savoir à quoi il réfère. Sans savoir à quelle histoire horrible on rattache celui qui s’en fait accuser.

En quoi les souverainistes sont-ils racistes ? Kamal G. Lufti a sa réponse. Les souverainistes seraient racistes parce qu’ils s’opposent au multiculturalisme. Ah bon ? Multiculturaliste ou raciste, c’est ça l’alternative ? Merci de la nouvelle, bonhomme. Trudeau serait content.

Le multiculturalisme est une idéologie : elle repose sur l’inversion du devoir d’intégration. Auparavant, l’immigrant devait s’intégrer à la société d’accueil. En prendre le pli identitaire et culturel. Apprendre à dire « Nous » avec la majorité. On s’intégrait en s’appropriant une culture nationale.

Aujourd’hui, demander cela, c’est courir après les insultes. La société d’accueil doit plutôt multiplier les accommodements raisonnables. Renoncer à mettre de l’avant son identité. Partout en Occident, cette idéologie est en crise. Pourtant, pour Lufti, s’y opposer, c’est du racisme.

Accuser quelqu’un de racisme, c’est l’expulser du débat public. C’est le marquer du stigmate de l’intolérance. Un raciste, on ne lui parle pas, on le censure ou on le soigne. Mais on ne lui donne pas le droit de fonder un pays. L’accusation de racisme censure la critique du multiculturalisme.

Je l’ai dit, le mot raciste est galvaudé. Il suffit de plaider pour une réduction raisonnable des seuils d’immigration pour être accusé de racisme. Il suffit de rappeler qu’un peuple a son histoire et sa culture et que les immigrants doivent s’y intégrer pour recevoir la même accusation.

DÉSAGRÉABLE VÉRITÉ

Il suffit de plaider pour une limitation des accommodements « raisonnables » pour se faire accuser de racisme. Vous refusez d’accommoder les islamistes ? Raciste ! Vous refusez de changer le sapin de Noël en arbre des festivités ? Raciste ! Vous critiquez la discrimination positive ? Raciste !

En fait, l’accusation de monsieur Lufti nous rappelle une désagréable vérité. Pour certaines personnes, c’est le simple fait de s’affirmer comme peuple qui est du racisme. C’est le simple fait de dire son nom sans s’excuser qui mérite l’injure.

Pour certaines personnes, l’identité québécoise sera toujours de trop. Le Québec sera toujours de trop. Pardonnez-nous, messieurs les censeurs et autres twitteurs d’insultes, mais nous n’avons pas de permission à vous demander. Surtout pas celle d’exister.

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