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Une route cahoteuse pour le Bixi

Une route cahoteuse pour le Bixi
Photo d’archives Le Bixi new-yorkais, le Citi Bike, ne roulera pas comme prévu ce mois-ci dans les rues de la métropole américaine.

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Le maire de New York, Michael Bloomberg, a affirmé publiquement que le report du lancement du vélo en libre-service à New York, prévu pour juillet, a été causé par de sérieux problèmes de logiciel.

New York devient donc la deuxième ville américaine, après Chattanooga, au Tennessee, à éprouver des problèmes de logiciels avec la Société de vélo en libre-service (SVLS) de Montréal, à l’origine du système bien connu des Bixi.

Chattanooga a finalement lancé son service de vélo libre-service hier, après trois mois de retard sur l’échéancier prévu.

Compagnie québécoise écartée

Cette nouvelle soulève des questions sérieuses quant à la décision de SVLS et de son partenaire américain, Alta Bikeshare, de Portland, en Oregon, de mettre au rancart un développeur de logiciel québécois, 8D Technologies, qui avait fait ses preuves avec les Bixi, pour accorder le contrat de logiciels pour les projets New York et Chattanooga à une compagnie américaine.

L’Agence QMI a appris que SVLS et Alta Bike Share font désormais affaire avec Personica Intelligence, une compagnie basée à Hopkinton, au Massachusetts.

Le porte-parole de la SVLS, Michel Philibert, a refusé de commenter les propos du maire Bloomberg ou les problèmes de logiciel, ajoutant : « Nous respectons les échéanciers de livraison de l’équipement prévu à notre contrat avec NYC Bikeshare. »

Chez Personica, personne n’a retourné les appels ni n’a répondu aux courriels de l’agence.

Entente secrète

La présidente de 8D, Isabelle Bettez, a expliqué à l’Agence QMI que SVLS avait secrètement choisi Personica pour redévelopper entièrement le logiciel du système de vélo en libre-service, sans le consentement de 8D, et même sans l’en avertir.

En mars, 8D a intenté une poursuite de 26 millions $ contre SVLS, pour rupture de contrat et procédés de mauvaise foi.

Bixi a répliqué en poursuivant à son tour 8D pour 2 millions $, alléguant que la compagnie surfacturait et prenait une marge de profit supérieure aux 35 % convenus.

Mme Bettez a par la suite soumis un rapport de vérification qui réfute l’allégation de surfacturation.

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