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Dernier tour de piste de Clara

Dernier tour de piste de Clara
Photo d’archives Hughes est maintenant âgée de 39 ans, une véritable force de la nature. Elle en sera à ses sixièmes Jeux, été et hiver confondus, en plus d’avoir agi comme commentatrice à la télévision lors d’une Olympiade.

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 À presque deux heures de route du Parc olympique, Clara Hughes s’entraîne dans les rues pittoresques de la ville de Surrey, savourant chaque moment de ce qui sera ses derniers Jeux olympiques.

« Je veux donner tout ce que j’ai », explique la femme qui personnifie à elle seule la grandeur des Olympiques.

Il suffit de passer quelque temps avec Clara Hughes pour croire en elle et voir la vie à travers ses yeux pétillants.

Hughes est maintenant âgée de 39 ans, une véritable force de la nature. Elle en sera à ses sixièmes Jeux, été et hiver confondus, en plus d’avoir agi comme commentatrice à la télévision lors d’une Olympiade.

« J’avais 23 ans lors de mes premiers Jeux et beaucoup de gens me disaient de penser à acquérir de l’expérience pour la prochaine fois. Cette fois-ci, il n’y aura pas de prochaine fois », affirme Hughes en regardant ses coéquipières, toutes dans la vingtaine.

« Pour nous toutes, c’est la chance d’une vie, la chance de démontrer comment le cyclisme féminin s’est développé. C’est un sport d’équipe.

« J’aime aider les autres à gagner, mais je sais aussi comment gagner. Et je souhaite bonne chance à qui me sous-estimera. »

Avec Numainville

Sa première épreuve, la course sur route, aura lieu dimanche, lors du deuxième jour de compétition. Deux Canadiennes l’accompagneront, Denise Ramsden, 21 ans, et la Montréalaise Joëlle Numainville, 24 ans.

Hughes est présente sur la scène du cyclisme depuis le début des années 90, une éternité dans le monde du sport. Elle a connu ses premiers succès en 1993, tellement qu’elle a été testée à 46 reprises cette année-là.

« J’avais deux ans à l’époque », rigole Ramsden.

Hughes a remporté ses premières médailles olympiques en cyclisme aux Jeux olympiques d’Atlanta en 1996, avant de décrocher quatre podiums en patinage de vitesse à Salt Lake City, Turin et Vancouver.

Un pays qu'elle adore

Les Jeux de Londres seront son chant du cygne. Elle a gagné sa première médaille à ses premiers Jeux, il y a 16 ans. Elle veut conclure avec une dernière médaille en cyclisme à ses derniers Jeux, dans un pays qu’elle adore.

« Mon père vient de l’Angleterre, mes ancêtres viennent d’ici. Je me sens à la maison avec mon teint pâle et mes cheveux roux, s’exclame-t-elle en affichant son fameux sourire. Je passe inaperçue ici. »

Cela ne l’empêche toutefois pas d’être mélancolique.

Hughes n’a aucun doute sur ses capacités. Une de ses plus grandes forces a toujours été d’offrir ses meilleures performances au moment le plus important.

« Je ne doute pas de ce que mon corps peut accomplir, exprime-t-elle à propos de son dernier tour de piste. La question est de savoir si j’ai la motivation pour y arriver. Après les Jeux de Vancouver, je ne savais pas si je l’avais. J’ai pris une pause de six mois pour finalement réaliser que j’avais encore la capacité en moi. Et non seulement je l’avais, mais je pouvais encore m’améliorer. C’est ce qui m’a permis de revenir, j’avais le sentiment que je pouvais encore devenir meilleure.

« Maintenant que je suis ici, prête pour la course, je me demande toujours quel est mon but dans tout cela ? Quel est mon objectif ? Et plus je me rapproche des Jeux, et plus je réalise que je suis meilleure que je ne l’ai jamais été. J’ai traversé toutes les étapes d’une façon unique, d’une très belle façon pour moi. Et maintenant, je n’ai qu’à faire ce pour quoi je me suis entraînée, faire de mon mieux aux Olympiques. »

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