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Hesjedal s’estime prêt

Hesjedal s’estime prêt
Photo d’archives Après son retrait du Tour de France à cause d'une blessure, Ryder Hesjedal se sent prêt à affronter le défi des Jeux olympiques.

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Ryder Hesjedal a connu la célébrité il y a quelques mois en devenant le premier Canadien à remporter l’une des épreuves les plus prestigieuses du monde du cyclisme, le Giro d’Italie.

Mais, ce grand triomphe n’en fait pas une vedette européenne, semble-t-il, puisqu’il a débarqué du train à Londres, en provenance de Belgique, dans l’anonymat, hier.

Bon nombre de représentants des médias canadiens étaient sur place, mais le public et les curieux se demandaient qui était le jeune homme sur lequel on se ruait.

Lorsqu’une dame, intriguée, s’est fait dire qu’il s’agissait de Ryder Hesjedal, elle a haussé les épaules en demandant : « Qui ? »

Des preuves additionnelles sur sa célébrité pas tout à fait acquise sont venues lorsqu’un journaliste l'a interrogé sur l’origine de son nom (c’est norvégien). Un autre encore lui a demandé comment on prononçait « Hesjedal ».

Un espoir de médaille

N’empêche, l’individu de 31 ans originaire de Victoria en Colombie-Britannique sera à surveiller aux Jeux olympiques. En fait, il constituera l’un des rares espoirs de médailles du Canada.

Les experts vous diront cependant que c’est méconnaître la réalité puisque Hesjedal sera le seul représentant de son pays lors de la course sur route de samedi. Il ne pourra bénéficier de l’aide de compatriotes ou d’une stratégie d’équipe.

« C’est excitant », a-t-il quand même dit aux journalistes.

« Je me suis entraîné en me concentrant sur les Jeux pour l’épreuve sur route puis pour le contre-la-montre (de mercredi). »

Pour les néophytes, précisons que Hesjedal a dû se retirer du Tour de France après avoir malencontreusement été impliqué dans une chute collective, lors de la septième étape. Il a été blessé à la hanche et à la jambe gauche. Le coureur estime cependant avoir bien récupéré depuis.

« J’ai eu de bonnes journées sur le vélo ces derniers temps. J’étais en Belgique et je me suis ensuite rendu à Paris pour rejoindre l’équipe pour l’arrivée du Tour de France sur les Champs-Élysées. Je me sens bien. »

Avantagé par rapport aux autres ?

Ceux qui estiment qu’il aura bénéficié d’un avantage sur le plan de la récupération par rapport à ceux qui ont conclu le Tour doivent savoir ceci : les compétiteurs ont obtenu plus de temps pour refaire leurs forces qu’ils en ont habituellement entre deux événements majeurs, lorsque ce n’est pas une année olympique.

« Les athlètes olympiques ne peuvent envisager de boucler le Tour de France 10 jours avant la plus grosse course de leur vie, comme un marathon, mais le cyclisme est notre sport, notre métier, et c’est toujours ainsi que ça se passe. On est habitué. Bénéficier de neuf jours entre le Tour et le contre-la-montre, c’est comme avoir des vacances entre les deux. »

La forme y est

Hesjedal ne se croit pas déficitaire non plus au niveau de la forme requise.

« J’ai dû me retirer du Tour pour ne pas aggraver la blessure, d’ajouter le gagnant en Italie. Mais ma récupération a été excellente. J’oserais même dire que je suis plus optimiste sur mes chances dans le contexte actuel que je l’aurais été si je m’étais livré à fond jusqu’au dernier jour à Paris. »

Hesjedal aura fort à faire face aux Britanniques, qui rouleront devant leur public, puisque ceux-ci ont réussi à qualifier cinq cyclistes pour l’épreuve de samedi, longue de 250 km.

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