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Le site des Jeux de Londres revit

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AFP Le Stade olympique de Londres.

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LONDRES – La rivière Lea coule le long de berges couvertes de fleurs sauvages, de saules et de peupliers. Les canards se frayent un chemin dans les herbes hautes pour rejoindre le cours d’eau, alors que des grenouilles se prélassent dans les étangs adjacents.

 

Difficile de croire que ce paysage bucolique se trouve à une courte distance du Stade olympique, où se déroulera vendredi la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Londres devant 80 000 spectateurs.

La rivière Lea, dont les berges abruptes ont été adoucies en pentes douces, traverse le site du Parc olympique, créant tout un contraste avec le style futuriste des bâtiments olympiques.

Le site du Parc olympique, centre névralgique des Jeux, a été réaménagé après avoir servi pendant longtemps de dépotoir pour l’est de Londres.

Depuis que le site d’une superficie de 2,5 kilomètres carrés (environ 350 terrains de soccer) a été fermé en 2007, des travailleurs se sont employés à retirer 52 pylônes et des tonnes de déchets accumulés.

Les ouvriers ont creusé, et sous 30 pieds d’ordures, ils ont retrouvé une rue datant de l’époque victorienne.

«Cet endroit est dégradé depuis la Révolution industrielle, explique David Stubbs, responsable du développement durable pour le comité organisateur des Jeux.

Stubbs a servi de guide aux journalistes lors d’une visite du Parc olympique.

«À l’époque, le site était à l’extérieur de la ville et il est devenu un dépotoir au fil du temps. Il y avait un siècle et demi d’ordures ici. Maintenant, nous avons tout ramené à la normale.»

Les pylônes ont été démontés et près de 200 bâtiments ont été détruits. Comme la durabilité est au cœur du développement du Parc olympique, 98% des matériaux, des briques et de la pierre, ont été réutilisés ou recyclés sur le site.

Près de 1,4 million de mètres cubes de terre ont été extraits et nettoyés par cinq machines gigantesques. Un laboratoire a été mis en place pour tester la toxicité du sol avant qu’il soit utilisé dans l’aménagement du Parc.

Le site sera l’hôte de huit compétitions différentes. Trois infrastructures (water-polo, basketball et hockey sur gazon) sont temporaires tandis que le Stade olympique et le centre aquatique verront leurs tailles réduites par la suite.

Par exemple, le Stade a une structure permanente de 25 000 sièges à laquelle on ajoutera 55 000 places pour les Jeux.

Le Vélodrome, qui selon Stubbs a la forme d’une croustille Pringles, est conçu pour minimiser l’utilisation de la climatisation. L’eau de pluie est également recueillie sur le toit et sert pour les toilettes.

Pendant une pause sur les bords de la rivière, Stubbs se tourne en direction du village olympique, un ensemble de 2800 unités qui accueillera 17 000 athlètes durant les Jeux.

«D’ici on sera capable d’entendre les acclamations provenant du stade de hockey sur gazon et des appartements de l’équipe de la Grande-Bretagne, dit Stubbs en souriant, pensant aux médailles qui seront remportées par le pays hôte. Mais en attendant, on se sent en campagne.»

Après les Jeux, la moitié des logements du village des athlètes serviront de logements sociaux, à proximité de grands espaces verts et à cinq kilomètres du centre-ville de Londres.

Paul Deighton, le président du comité organisateur, affirme que son groupe a redéfini la façon de construire des installations olympiques, en prouvant qu’il était possible d’utiliser des infrastructures existantes sans laisser d’éléphants blancs.

«Selon moi, tant les nouveaux bâtiments que nous avons construits que les installations déjà existantes ou temporaires feront partie des étoiles des Jeux.»

 

 

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