/sports/others
Navigation
Traversée | Lac Saint-Jean

Vive l’eau froide!

L’eau froide du lac Saint-Jean semble avantager les nageurs du coin

Traversee
Photo Roger Gagnon, Agence QMI Le lac Saint-Jean a la particularité d’être imprévisible. La constance n’est pas sa force et, même si l’eau peut être agréable en début de parcours, elle peut se refroidir de plusieurs degrés en quelques instants.

Coup d'oeil sur cet article

ROBERVAL | Chat échaudé craint l’eau froide dit le dicton. Les nageurs habitués aux eaux plus clémentes de leur pays aussi, semble-t-il.

L’hypothèse se confirme d’elle-même cette fin de semaine, spécialement en ces temps à saveur olympique.

Le Brésilien Giovanny Lima en a fait l’expérience jeudi, lors de l’épreuve des 10 km FINA. Le froid a eu raison du jeune nageur assez rapidement, menant ainsi l’athlète de 14 ans sur le quai de Roberval, emmitouflé dans des couvertures.

Affiner la technique

L’entraîneur du Canadien Richard Weinberger, Ron Jacks, tenait mordicus à ce que son protégé nage dans les eaux du lac Saint-Jean. Selon lui, la température de l’eau devrait ressembler à celle du Hyde Park, où se déroulera la course des 10 km, le 10 août.

Il voulait, dit-il, affiner quelques aspects de la technique de Weinberger. Jacks a dû être plus que satisfait, puisque son poulain a été le premier à taper la plaque d’arrivée à Roberval.

« En fin de course j’ai voulu augmenter le rythme pour voir comment ça allait se dérouler. Je dois dire que ça a plutôt bien été », avait indiqué Weinberger, jeudi, à sa sortie de l’eau.

Un avantage marqué

Cependant, le lac Piékouagami s’est montré particulièrement clément jeudi, puisque sa température était de 21 °C (environ 69 °F). Pour les nageurs du coin, habitués à affronter des températures plus froides, il s’agit d’un avantage marqué, surtout lorsqu’on s’élance pour 32 km.

« À Roberval, ça revient toujours à l’eau froide, l’eau froide et l’eau froide, lance, sourire en coin, Gabrielle Trottier, originaire de Roberval.

« Il y a deux ans, on se souvient, l’eau était à environ 60 (degrés Celsius). Il y eu beaucoup de retraits, et moi, je n’ai pas gelé du tout. Je pense que je suis habituée de nager dans ces conditions-là, ça ne me fait pas peur. Je pense que c’est un gros avantage pour moi. »

À sa deuxième Traversée, le Robervalois Pierre Pelletier sait également à quoi s’attendre de son lac.

Mais peu importe la température de l’eau, il jure que ce n’est pas cette dernière qui dictera ses accomplissements. « Avec la bonne expérience que j’ai de l’année passée, je ne suis pas supposé avoir de craintes. Mais veut, veut pas, tu regardes et tu sais qu’il peut y avoir beaucoup de vagues, que l’eau peut changer en quelques minutes et devenir bien froide. »

Qu’importe les prédictions ou les souhaits, c’est à Dame Nature que s’en remettront les nageurs, aujourd’hui.

 

Commentaires