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Milos Raonic accède au deuxième tour

Milos Raonic
Photo Stefan Wermuth / Reuters Milos Raonic

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WIMBLEDON – Dans un laps de temps plutôt court, le Canadien Milos Raonic est passé d’inconnu à vedette et maintenant, il participe au plus grand événement sportif du monde sur les terrains du plus célèbre site de tennis.

Il est l’un des athlètes de l’équipe canadienne que les autres membres veulent rencontrer. Il est quelqu’un qu’ils connaissent et ont vu son émergence à la télévision. Toutefois, Raonic ne sait pas exactement à quel point il est rendu en tant que joueur de tennis, mais il admet qu’il aime l’expérience olympique.

Sans trop d’efforts, Raonic a remporté son match de premier tour face au Japonais Tatsuma Ito, 6-3 et 6-4, lundi. Il n’a jamais été en contrôle, mais il n’avait pas à l'être. Et voilà la question avec Raonic, dont le jeu reflète souvent la qualité de celui de son adversaire. Qui est-il? Et que sera-t-il?

Son service est son arme principale. Toutefois, le reste de son jeu a besoin d’être amélioré. D’une manière presque paresseuse, Raonic a triomphé lors de la première manche avant de presque donner la seconde à Ito. Ce n’est pas avant 4-4 à la deuxième manche qu’il s’est mis à être agressif, brisant le service d’Ito. Et après, le «bon» Raonic est arrivé – celui que John McEnroe et Roger Federer parlent en termes de potentiel top 10 au monde – en remportant le match au service.

Il a changé l’instant d’un moment à la 10e partie du deuxième set. Il y était beaucoup plus acharné, confiant et dominant.

Raonic est le 23e meilleur joueur de l’ATP. Selon l’ordinateur, cela voudrait dire qu’une médaille, peu importe la couleur, ne serait pas à sa portée.

Pourtant, Raonic est applaudi et perçu comme une vedette. Il détient le plus haut classement de l’histoire pour un Canadien en simple.

Un nageur est considéré comme une déception s’il est le neuvième au monde. Et cela ne l’amène même pas en finale.

Une quatrième place a déjà été comparée au bronze canadien. C’était une blague. Si jamais Raonic se faufile jusqu’au quatrième rang, il pourra être une icône au même titre que Steve Nash ou Joey Votto.

Au prochain tour, Raonic affrontera le sixième joueur de la planète, le Français Jo-Wilfried Tsonga. Ce sera probablement la fin pour le Canadien. Mais Raonic est comme un puissant boxeur poids lourd. Il a toujours une chance.

«Tout est entre mes mains, a indiqué Raonic. Si je monte mon jeu d’un cran, j’ai une chance de gagner. Dans le cas contraire, je ne crois pas avoir cette chance.

«Ce sera un bon match (contre Tsonga). C’était un coup de malchance de ne pas avoir pu l’affronter un peu plus tôt cette année (à Vancouver). Maintenant, je crois qu’il n’y a pas de meilleures scènes pour se mesurer l’un à l’autre. C’est une grande opportunité pour moi.»

Ce qu’il lui faudrait, c’est un peu d’Émilie Heymans en lui, avec cette habileté de pouvoir performer dans les moments cruciaux. Comme il le dit, ce n’est pas à propos de son adversaire. Tout est à propos de Milos.

 

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