/news/politics
Navigation
Marois | Élections

La maternelle à 4 ans

Pauline Marois présente son plan contre le décrochage scolaire

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL | La chef péquiste a annoncé qu’elle offrira sur une base volontaire la maternelle dès l’âge de 4 ans pour les enfants des milieux défavorisés afin de contrer le décrochage scolaire.

 

Pauline Marois a profité de son passage dans la circonscription de Crémazie où elle a officialisé jeudi la candidature de Diane de Courcy, présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) pour présenter son plan de « guerre » au décrochage qui frôle le 20 % dans les écoles publiques.

« Toutes nos décisions en matière d’éducation seront motivées par cet objectif », a dit Mme Marois.

Dans les trois premières années d’un gouvernement péquiste, 600 professionnels de plus seront également embauchés.

La chef du PQ estime que ces deux promesses ne sont pas très onéreuses : 37 millions de dollars pour les embauches et 10 millions pour la maternelle à temps plein à 4 ans.

Diane de Courcy a affirmé que la maternelle un an plus tôt va permettre aux enfants des milieux plus pauvres de partir sur le même pied que les autres enfants.

« Pour éviter le décrochage scolaire, il faut identifier le plus tôt possible les enfants en difficulté », a dit la candidate péquiste.

Trêve électorale

Plus tôt dans la journée, la leader du PQ a réitéré son engagement d’annuler la hausse des droits de scolarité et d’abroger la loi 78. Elle a aussi dit souhaiter, à l’instar de son candidat péquiste Léo Bureau-Blouin, une trêve étudiante pour la durée des élections. Mais cette proposition a vite été critiquée par la CLASSE.

La chef a par ailleurs rappelé qu’un gouvernement péquiste organiserait un sommet dans les 100 premiers jours sur les études supérieures pour rassembler les acteurs du monde de l’éducation autour d’une table.

Le PQ s’engage à donner un tiers des voix à ce sommet aux étudiants. Les deux autres tiers iraient à des représentants du gouvernement et à la société civile.

Mme Marois a aussi promis de limiter toute éventuelle hausse des droits de scolarité à une indexation au coût de la vie.

Elle a décoché quelques flèches à l’endroit de son adversaire libéral qu’elle accuse d’avoir provoqué la crise étudiante et le « chaos ».

Bain de foule

La chef péquiste a maintenu un horaire chargé et axé sur « la rue », dont un trajet en métro et une balade au marché Atwater.

« Jean Charest dit qu’on est le parti de la rue. Je le rassure, il a raison. C’est vrai et j’en suis très fière », a-t-elle lancé dans un rassemblement dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, où se présente Daniel Breton.

 

Commentaires