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Cardin met Marois dans l’embarras

Première bourde pour le PQ

marois métro
Photo Jean-François Desgagnés

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MONTRÉAL | Le candidat péquiste dans Sherbrooke, Serge Cardin, a mis Pauline Marois dans l’embarras, jeudi, en affirmant que certains Québécois ne sont pas prêts à voir une femme devenir premier ministre.

Dans une entrevue accordée à Louis Lacroix sur les ondes de la radio montréalaise 98,5 FM, l’ex-député bloquiste a soutenu qu’une « infime minorité » d’électeurs partagent cet avis.

« C’est des commentaires qu’on entend souvent et la question que je me pose quand on voit les résultats d’appuis à Mme Marois qui stagnent un peu et qui ne sont pas à la hauteur de ce qu’on pourrait espérer, c’est : Coudonc, est-ce les Québécois sont comme ça? C’est-à-dire qu’ils ne sont pas prêts à accueillir une femme au pouvoir », a-t-il soutenu.

Minorité

M. Cardin a dit avoir pleine confiance en Mme Marois et en ses qualités pour diriger la province.

« C’est une infime minorité (qui pense comme ça), mais parfois c’est ça qui fait la différence et je m’en préoccupe dans ce sens-là », a ajouté celui qui va affronter Jean Charest durant la campagne.

La chef péquiste n’a pas envoyé une volée de bois vert à son candidat comme elle l’avait fait pour son ex-collègue Claude Pinard, qui avait dit sensiblement la même chose.

Elle a dit qu’elle lui avait parlé et qu’il estimait avoir été mal compris.

« Je suis persuadée que les Québécois sont tout à fait prêts à accepter le leadership d’une femme », a-t-elle réagi en matinée.

À la demande du PQ, Cardin a émis un laconique communiqué de presse en après-midi dans lequel il se rétracte.

« Les propos que j’ai tenus ne reflètent pas ma pensée sur le sujet », affirme-t-il.

Charest réagit

Le premier ministre Jean Charest a pour sa part réaffirmé son désir de voir les femmes participer davantage à la démocratie et à la politique.

« J’ai deux filles que j’adore et, sincèrement, je veux que ces deux jeunes femmes-là puissent grandir dans un monde où tout est possible pour elles. Je ne crois pas pour un seul instant au Québec, en 2012, qu’il y ait des gens qui votent encore en fonction du sexe du candidat », a-t-il dit.

 

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