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Traitements particuliers

Traitements particuliers
photo d’archives Le Groupe Yvon Michel fait partie de ceux qui utilisent la méthode PRP pour traiter ses athlètes.

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Tout comme l’entraînement, les méthodes thérapeutiques évoluent dans le monde sportif de haut niveau. J’ai été témoin, mardi, d’une de ces nouvelles méthodes à la fine pointe de la technologie.

Le docteur Francis Fontaine, médecin en chef du Groupe Yvon Michel (GYM), m’a fait la démonstration du Plasma riche en plaquettes (PRP). Il a d’ailleurs été le premier à utiliser cette pratique inusitée dans la Belle Province, en 2008.

« Ce n’est pas un traitement expérimental, mais c’est une nouveauté. Nous ne sommes d’ailleurs que trois au Québec à le faire, a-t-il confié. Le premier qui a fait ça, c’est le médecin en chef des 49ers de San Francisco (NFL), en 2006. La première fois où j’ai entendu parler de ça, c’était à Chicago. J’étais sceptique, mais le médecin de Blue Jackets de Columbus m’a dit que ses joueurs demandaient ça régulièrement. »

« Rafael Nadal, pour son genou, ainsi que Tiger Woods, pour son tendon d’Achille, ont également utilisé ce traitement. Je l’utilise pour les mains et le tendon d’Achille des boxeurs, mais j’ai aussi traité des Américains, des joueuses de volleyball françaises, des joueurs de hockey et de football. À l’origine, on devait le faire seulement aux athlètes, mais on le fait maintenant pour les gens de tous les jours. »

Le PRP

Le PRP consiste en une procédure pourtant assez simple, soit d’effectuer une prise de sang, avant de l’enrichir en plaquettes sanguines et de réinjecter le tout à la source de la douleur.

« On prend une prise de sang et on va juste garder les plaquettes. Ensuite, on les concentre (500 fois) dans la centrifugeuse (une petite machine), qui retire également les globules rouges et blancs. Une fois que c’est prêt, on gèle le patient pour faire l’injection et on réinjecte directement dans le tendon. C’est bien utile, surtout quand la cortisone et les anti-inflammatoires ne fonctionnent plus, a expliqué Francis Fontaine. Quand les tendons sont usés, c’est la dernière étape avant une opération. »

« C’est révolutionnaire, puisque ça régénère les tissus. En fait, on crée une réponse inflammatoire, on veut créer du collagène. Pour les tendons, les ligaments, les articulations et même contre l’arthrose, c’est bien prometteur, a-t-il ajouté. Ça faisait 30 ans qu’on soignait les gens de la même façon, avec de la cortisone. L’avantage, c’est que c’est naturel et qu’il n’y a pas de limite, alors que pour la cortisone, il y a un maximum de trois injections par année. J’ai travaillé avec des joueurs de la Ligue Canadienne de Football. Dans seulement 8 % des cas, on doit réinjecter ou aller à la chirurgie. »

 

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