/sports
Navigation

Aventure coûteuse

Aventure coûteuse
Photo Keystone Maintenant que les épreuves de natation tirent à leur fin, NBC misera sur d’autres athlètes américains, comme la double championne olympique de volleyball de plage Misty May-Treanor, pour attirer des téléspectateurs.

Coup d'oeil sur cet article

Bombardé de critiques depuis le début des Jeux de Londres, le réseau américain NBC affirmait cette semaine que les présents Jeux ne lui engendreraient probablement pas de déficit. Il s’agit d’une excellente nouvelle pour le diffuseur officiel des États-Unis, qui a perdu tout près d’un quart de milliard de dollars avec les Jeux de Vancouver.

Lorsque vient le temps d’attribuer les droits de diffusion des Jeux olympiques, le Comité international olympique (CIO) réussit à bien vendre son produit et n’offre pas celui-ci à rabais. Les Américains sont ceux qui contribuent le plus à renflouer les coffres du CIO.

Afin d’illustrer l’ampleur des sommes déboursées par les États-Unis, rappelons que NBC a payé 2,2 milliards de dollars pour les Jeux de Vancouver et de Londres. Le même réseau a décidé, l’an dernier, de prolonger son association avec le CIO, en versant pas moins de 4,38 milliards de dollars pour les droits de diffusion des Jeux de 2014, 2016, 2018 et 2020.

En voyant les réseaux encaisser des pertes importantes, particulièrement aux Jeux d’hiver, il est permis de se demander si les diffuseurs cesseront éventuellement de consentir des sommes aussi colossales au CIO.

CROISSANCE FULGURANTE

Pour constater à quel point les droits de diffusion des Jeux olympiques sont passés d’un service offert aux amateurs de sport à une entreprise générant des milliards pour le CIO, il ne suffit que de jeter un coup d’œil à l’évolution des montants déboursés par le principal client du CIO.

En 1960, les premiers Jeux télédiffusés, ceux de Rome, ont coûté 394 000 $ au réseau CBS. Quatre ans plus tard, à Tokyo, on franchissait la barre du million de dollars pour offrir aux Américains 45 minutes de couverture olympique par jour. C’est bien peu comparativement aux 5 535 heures de couverture prévues cet été.

Les droits de diffusion pour les États-Unis sont par la suite passés à 25 M$ à Montréal, en 1976, à 225 M$ à Los Angeles, en 1984, à 456 M$ à Atlanta, en 1996, pour finalement se chiffrer à 1,23 milliard pour les Jeux de Rio, en 2016.

D’ici à ce que l’entente entre le CIO et NBC prenne fin, la façon dont les gens suivent les Jeux olympiques aura sûrement changé. Il reste à voir si les géants médiatiques accepteront de voir les enchères continuer de monter de la sorte.

BLADE RUNNER

Dans un autre ordre d’idées, le sport offre parfois aux amateurs des moments mémorables, hors de l’ordinaire. Ce matin, on aura droit à l’un de ces moments, lors des qualifications au 400 m masculin.

Dans la première vague, vous constaterez que le coureur prenant place dans le couloir numéro six, le Sud-Africain Oscar Pistorius, est amputé des deux jambes.

Finalement autorisé à participer aux Jeux olympiques de Londres aux côtés des autres athlètes après que l’on ait soupçonné que ses prothèses lui procuraient un avantage, celui que l’on surnomme Blade Runner dispose même d’excellentes chances d’accéder aux demi-finales de demain.

 

Commentaires