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Triathlon

Simon Whitfield prend la défense de Paula Findlay

Simon Whitfield
Photo Chris Wattie / Reuters Simon Whitfield

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LONDRES - Simon Whitfield pourrait regretter son surplus d’émotions en prenant la défense de sa coéquipière Paula Findlay, alors qu’il a éclaboussé au passage ses entraîneurs.

Ayant remporté une médaille d’or et une autre d’argent lors de ses trois premiers triathlons olympiques en carrière, Whitfield était si furieux en constatant les difficultés éprouvées par Findlay – elle a terminé 52e chez les femmes samedi – qu’il n’a pu s’empêcher d’écrire sur son compte Twitter : «Il y a des gens qui doivent rendre des comptes ici. Il y a eu de l’incompétence totale avant qu’elle ne se retrouve aux Jeux. C’est scandaleux».

Quand il a vu sa compatriote pleurer et s’excuser auprès du pays entier, Whitfield ne pouvait l’aider, mais pouvait se porter à sa défense.

«Je me suis dit à moi-même que je n’allais pas déclarer quoi que ce soit, avait-il admis, avant de se présenter à un point de presse, dimanche matin, au cours duquel il a exprimé son point de vue. Je crois que les gens qui ont endossé ce plan devraient être tenus responsables pour ce qui est survenu samedi.»

L’athlète canadien estime que la blessure à la hanche de Findlay a été mal abordée et la principale intéressée n’avait aucune chance de réellement compétitionner dans le cadre d’un événement où elle avait l’habitude de figurer parmi les meilleures au monde.

«Elle n’est pas un jouet qu’on doit reprogrammer pour qu’il fonctionne, a ajouté Whitfield. Je ne dis pas que des gens devraient être congédiés. Je dis seulement que ces personnes-là devraient se lever et avouer leur échec. Parce qu’hier (samedi), tout le poids était sur les épaules de Paula. Nous l’avons tous vu.»

Ses critiques visaient directement l’entraîneur de Findlay, Patrick Kelly, le superviseur du programme «À nous le podium» et ancien instructeur de nage synchronisée, Debbie Muir, et le spécialiste en science sportive, Dr David Smith.

«Je veux que Docteur Smith, Patrick et Debbie Muir se lèvent et affirment : "J’ai endossé ce plan. Elle a été blessée pendant un an. Elle a accompli ce que je lui ai dit de faire et à la fin, ce fut l’échec". Ayez le courage d’admettre que le résultat fut de votre faute.»

Peu avant les Olympiques, Findlay et son entraîneur, Kelly, avaient décidé de mettre fin à leur relation professionnelle.

 

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