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CHSLD

La chaleur accable les résidants

Gilles Lareau
Photo Jean-François Guillet / Agence QMI Gilles Lareau, un résidant de 83 ans, il s’estime privilégié de pouvoir dormir à l’air frais.

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SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU – Des patients du centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) Georges-Phaneuf, à Saint-Jean-sur-Richelieu, souffrent en raison de la canicule, entre autres parce qu’ils n’ont pas les moyens de se payer la climatisation dans leur chambre.

C’est ce qu’a constaté L’Écho de Saint-Jean-sur-Richelieu mardi dernier, alors que de nombreux résidants du CHSLD étaient attroupés sous un abri devant l’édifice. Le mercure indiquait 31 degrés Celsius. On ressentait 37 degrés.

«C’est l’enfer ici. Les gens préfèrent sortir plutôt que de cuire. C’est un vrai four là-dedans», a clamé Joël Pazzi, qui réside au centre d’hébergement depuis près d’un an.

Même son de cloche du côté de Johanne Matton, qui rendait visite à sa belle-mère.

«C’est inhumain de laisser des gens vulnérables dormir dans des chambres non climatisées par une chaleur pareille. Plusieurs patients n’ont pas les moyens de payer pour faire installer la climatisation, a-t-elle déploré. Ce n’est pas un centre privé ici.»

Quant à Gilles Lareau, un résidant de 83 ans, il s’estime privilégié de pouvoir dormir à l’air frais.

«Il fait pas mal chaud de ce temps-là pour un bonhomme de mon âge, a-t-il dit. J’ai payé pour faire installer un climatiseur dans ma chambre. Ça a coûté cher, mais je n’avais pas le choix. La chaleur serait insupportable sans ça.»

Pas de victime

Si la canicule afflige la clientèle des CHSLD de Saint-Jean, dont l’état de santé est souvent précaire, Marie-Josée Gervais, conseillère en communications au CSSS Haut-Richelieu-Rouville, a mentionné que la chaleur n’a pas fait de victime au cours des dernières semaines.

Elle souligne que l’achat et l’installation de systèmes de climatisation ou de ventilation sont la responsabilité des résidants. Mme Gervais assure toutefois qu’un relevé de la température est fait plusieurs fois par jour dans les centres d’hébergement de façon à pouvoir intervenir si le mercure grimpe au-dessus de 29 degrés Celsius et que le facteur humidex dépasse 35 degrés Celsius durant plus de deux jours consécutifs.

«Quand il fait très chaud, le personnel s’assure que les patients soient bien hydratés. Nous distribuons même des «popsicles» et des colliers rafraîchissants aux employés et à certains patients. Des résidants peuvent aussi être transportés dans des salles climatisées durant la journée», a-t-elle précisé. 

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