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Conflit étudiant

Les étudiants sont déçus

Pas question, toutefois, d’imposer un quorum lors des assemblées générales

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Les associations étudiantes rejettent en bloc l’idée de modifier les règles des assemblées générales, malgré un taux de participation anémique de 9 % lors du premier vote de reconduction de grève, lundi.

L’idée du candidat du Parti québécois et ex-président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, d’augmenter les quorums lors des assemblées générales n’a guère trouvé d’échos hier auprès des associations étudiantes.

Lundi soir, les étudiants en service social de l'Université de Montréal ont reconduit la grève, avec un taux de participation au vote de 9,6 %.

Seulement 33 étudiants ont voté, alors que l’association compte quelque 600 membres.

Conserver la crédibilité

Réagissant hier, M. Bureau-Blouin a suggéré que les associations augmentent le quorum requis pour la tenue d’une assemblée.

« Les quorums relèvent de la responsabilité de chaque association étudiante. À certains endroits, les quorums sont de 30 % ou 40 %. Ça pourrait être intéressant de débattre pour augmenter ce seuil dans certaines associations ».

« Il faut aussi tout mettre en œuvre pour améliorer les moyens de communication avec les étudiants. Quand les étudiants sont au courant de ce qui se passe, ils se présentent. De hauts taux de participation conservent une certaine crédibilité dans le processus », a-t-il aussi affirmé.

De leur côté, les associations étudiantes affirment que les assemblées sont « souveraines » et que c’est aux membres de déterminer le taux de participation requis.

« C’est un débat qui doit avoir lieu à l’interne, mais on ne peut certainement rien imposer aux associations, croit le porte-parole de la CLASSE Gabriel Nadeau-Dubois. Si les membres d’une assemblée fixent un quorum, il doit être respecté. »

Déception

Le faible taux de participation à l’Université de Montréal a toutefois porté un dur coup au moral des troupes étudiantes. Celles-ci ont avoué ouvertement être déçues de la tournure des événements lundi soir.

« C’est dommage, surtout dans le contexte où l’on est en campagne électorale et que l’on cherche à donner l’exemple en matière de vote », s’est désolée la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec, Martine Desjardins.

« C’est un peu décevant, surtout qu’on pensait avoir réussi à mobiliser largement les étudiants. »

Selon cette dernière, les avis sont « mitigés » quant au prolongement de la grève.

« Beaucoup d’étudiants souhaitent retourner en classe. D’autres pensent que la grève n’est pas terminée. Il y a beaucoup d’incertitude. Chose certaine, les débats à venir seront longs, très longs. »

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