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Réélire les libéraux

Une menace pour l'identité québécoise

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Pauline Marois se défend de faire une campagne qui passe inaperçue et veut faire vibrer la fibre identitaire pour regagner la faveur des électeurs.

La chef du Parti Québécois a dit que la réélection d’un gouvernement du Parti libéral menacerait l’identité québécoise.

Depuis le début de la campagne électorale, elle multiplie les références à l’identité québécoise dans ses discours, rappelant son engagement à resserrer la loi 101 et renforcer les cours d’histoire dans les écoles.

Elle soutient aussi que les Québécois doivent retrouver leur fierté et cesser de s’excuser de parler français.

«Il (Jean Charest) a laissé tomber les Québécois sur la question identitaire, je l’affirme sans aucune réserve», a dit Mme Marois lorsque questionnée sur son désir de raviver la flamme identitaire.

«Je crois que le Québec a reculé avec les libéraux au pouvoir, particulièrement en matière linguistique», a-t-elle ajouté.

La chef du Parti Québécois a dû justifier sa stratégie de campagne qui donne l’impression qu’elle est à la remorque des deux autres chefs. Elle a réitéré qu’elle voulait faire une campagne positive en misant sur ses candidats et sa plateforme.

Accommodements

Mme Marois a par ailleurs affirmé qu’un gouvernement du PQ mettrait fin une fois pour toute à la saga des accommodements raisonnables, soutenant que les libéraux n’ont réussi à faire adopter aucun de leurs projets de loi sur le sujet.

«On va définir le carré de sable. Quand quelqu’un arrive au Québec, il saura dans quelle société il vivra», a dit Mme Marois.

Le PQ a promis d’introduire une charte de la laïcité qui va enchâsser, entre autres, la neutralité de l’état et la reconnaissance de l’égalité hommes-femmes.

La chef du PQ s’en est pris de nouveau à la royauté et son symbole ultime, la Reine.

Dans tous ses discours de campagne, Marois a dit qu’elle laissait la royauté au premier ministre Stephen Harper et qu’en échange elle reprendrait la souveraineté du Québec.

Elle a dit mardi qu’elle n’avait aucune gêne à attaquer la royauté et son représentant au Québec, le lieutenant-gouverneur.

«C’est pas parce que c’est le Jubilé de la Reine qu’on va s’empêcher de faire des commentaires», a-t-elle dit.

Langue

Le PQ soutient depuis plusieurs années que le français ne cesse de reculer, surtout à Montréal.Une étude de l’Office québécois de la langue française publié en juin soutient que le français gagne un peu de terrain dans l'affichage commercial à Montréal, mais l'accueil des clients en français seulement connaît un recul.

«C’est inacceptable ce qui se passe actuellement Il y a des reculs partout, partout», a-t-elle dit, accusant les libéraux d’avoir abandonné la défense de la langue française.

Le PQ promet d’être très ferme à cet égard, notamment en adoptant une nouvelle loi 101 beaucoup plus contraignante.

Pauline Marois a indiqué qu’elle comptait s’inspirer du projet de loi préparé à cet effet par l’ancien député péquiste Pierre Curzi. Elle espère être en mesure de déposer cette nouvelle loi dans la première année d’un mandat.

 

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