/news/currentevents
Navigation
Hells Angels | Nomads

Disparu dans la nature

En cavale depuis 2001, le Hells Angel David Carrol reste introuvable, même pour Interpol

Motard disparu dans la nature
Photo d’archives David Carrol, ici en compagnie d’autres membres de l’ex-chapitre Nomads des Hells Angels, fuit les policiers depuis plus de 11 ans.

Coup d'oeil sur cet article

Considéré comme le fugitif numéro un au pays et ex-vendeur de drogue par excellence parmi les motards québécois, le Hells Angel David « Wolf » Carrol vient encore d’échapper à une chasse à l’homme mondiale lancée par Interpol.

Recherché depuis 11 ans pour 13 meurtres, le motard de Morin-Heights était le seul Canadien parmi les 25 cibles principales de l’opération Infra-Red, un blitz intensif mené par l’agence policière Interpol dans 190 pays afin de traquer de dangereux criminels en cavale, entre mai et juillet.

La méthode Magnotta

Le membre du défunt chapitre d’élite Nomads des Hells était visé par la même mesure qu’Interpol a appliquée pour retrouver le « démembreur », Luka Rocco Magnotta, au début de juin.

L’agence a émis une « alerte rouge » (Red Notice) à l’endroit de celui qu’on surnomme « le loup ». L’avis de recherche expédié aux policiers des quatre coins de la planète leur conférait aussi le pouvoir d’arrêter et de détenir Carrol en attendant son extradition à Montréal pour y être jugé.

De plus, sa photo, sa description physique et une nomenclature de ses crimes allégués ont été placées bien en vue sur le site Web d’Interpol, qui comptait sur l’aide de la population.

Sexagénaire

On prévenait que ce motard de 60 ans pouvait se terrer dans plusieurs pays, selon les renseignements obtenus par les forces de l’ordre au fil des ans. N’importe où en Europe et en Amérique du Sud, en passant par l’Australie, le Brésil, l’Afrique du Sud, le Mexique et les États-Unis.

Contrairement à Magnotta qui a été appréhendé quatre jours après l’émission de cette « alerte rouge », dans un café Internet de Berlin, David Carrol demeure introuvable.

En 2010, « Wolf » était également passé sous le radar des policiers lors de la même opération Infra-Red. Appelée à choisir un seul criminel canadien à mettre sous la loupe d’Interpol, la GRC l’a ainsi identifié deux fois comme le fugitif numéro un au pays.

La police croit que le motard né en Nouvelle-Écosse a des moyens financiers qui lui permettent d’esquiver la justice, en vivant à l’étranger sous une autre identité.

Le Hells de six pieds et un pouce figure sur la liste des criminels les plus recherchés du pays et de la province depuis la fameuse opération Printemps 2001 où l’on devait l’arrêter. Il se trouvait alors en République dominicaine.

L’enquête policière avait permis de découvrir que Carrol était le plus prolifique trafiquant de drogue de toute l’organisation provinciale des Hells. Incidemment, il n’avait aucun bien à son nom et sa luxueuse résidence dans les Laurentides, saisie par la police, était enregistrée sous celui de sa conjointe.

Selon des sources policières du Journal, Carrol aurait même poussé l’audace jusqu’à revenir à Montréal à quelques reprises durant sa cavale.

Printemps 2001 avait conduit à près de 200 arrestations et à la condamnation des 12 autres membres du chapitre Nomads, alors dirigé par Maurice « Mom » Boucher.


  • On reproche à David Carrol d’avoir trempé dans les meurtres de 13 rivaux du clan Rock Machine-Bandidos, entre 1995 et 2001, au Québec, en plus du trafic de stupéfiants.
  • L’opération Infra-Red a pris fin le 20 juillet. Un Hollandais, Morgan Schreurs, recherché pour meurtre depuis 1999, est le seul des 25 fugitifs « vedettes » à avoir été appréhendé.
des hells en cavale
michel « mammouth » grenier
Membre du chapitre de Sherbrooke, Grenier a été appréhendé en mai, dans un chalet au nord de Montréal, après trois ans de fuite. Recherché pour meurtres depuis l’opération SharQc, il avait perdu une quarantaine de kilos.
michel lajoie-smith
Surnommé l’Animal, ce membre du chapitre South, lui aussi visé par l’opération SharQc en 2009, a été arrêté au Panama en mars, installé dans une maison transformée en forteresse et protégé par un garde du corps.
richard « rick » vallée
Arrêté pour le meurtre d’un informateur de police américain, l’ex-président du chapitre de Trois-Rivières s’est évadé en 1996 pour s’exiler au Costa Rica. Méconnaissable, il est revenu à Montréal sous un nom d’emprunt avant d’être arrêté pour ivresse au volant, en 2003.
Commentaires