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Appui aux étudiants

La CAQ sanctionnerait les profs

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  Si la Coalition Avenir Québec était au pouvoir, elle sanctionnerait les enseignants qui ne se présenteront pas dans leur salle de classe afin d’appuyer les étudiants.

Quoi qu’il advienne avec les votes de grève, les professeurs devraient être à leur poste. Entente ou pas avec la Fédération nationale des enseignants du Québec (CSN), ils « doivent enseigner », a martelé François Legault, lors d’un point de presse en Montérégie mercredi.

Il a précisé que les enseignants s’exposeraient à des sanctions disciplinaires sous un gouvernement caquiste. « Dans un premier temps, on ne devrait pas payer les enseignants qui refusent d’aller enseigner. Si ça se poursuit, je pense qu’il ne faut pas exclure d’autres sanctions », a-t-il ajouté.

François Legault soutient qu’il « faut être ferme » avec les profs, des « employés de l’État », s’ils refusent d’enseigner « pour appuyer un mouvement de grève ou de boycott ». Déplorant les incidents au Collège Lionel-Groulx, en mai, il n’a aucune pitié pour ceux qui refusaient de travailler, invoquant l’absence d’un climat serein. « C’est inacceptable. Un enseignant qui est payé pour enseigner doit être dans sa classe et doit donner son cours. »

Application de la loi 78

Disant espérer un retour en classe « en douceur », il n’hésiterait pas à demander aux policiers d’intervenir, s’il le faut, pour permettre à ceux qui veulent étudier de retourner en classe. 

« Je pense qu’on a réussi, quand il y a eu des sommets ou des activités beaucoup plus difficiles, à permettre à des gens de rentrer. Je ne peux pas croire, au Québec, qu’on n’est pas capables d’ouvrir nos cégeps et nos universités. Je pense que les policiers sont capables de faire le travail. »

Plus ferme que Charest

L’attitude de François Legault contrastait mercredi avec celle de Jean Charest, qui a mis de l’eau dans son vin. Le chef libéral souhaite que la loi 78 soit appliquée, mais pas à tout prix. Il n’envisage pas non plus de sanctionner les enseignants qui refuseront de traverser les piquets de grève.

« Non, on n’est pas dans les sanctions, on est dans la rentrée. On veut faire ça dans le calme », a-t-il dit, durant une conférence de presse à Montréal. « On leur demande de collaborer, on leur demande de le faire parce que c’est dans l’intérêt des étudiants de leur permettre de finir leur session d’hiver. » Quant aux policiers, ils doivent faire preuve de jugement. « C’est ce qu’ils ont fait, c’est ce qu’ils feront », a déclaré M. Charest.

Ces questions ne se poseraient pas avec un gouvernement péquiste, puisque la position sur les frais de scolarité favoriserait le retour au calme « dans l’ensemble de nos institutions », a assuré Mme Marois, qui a passé une bonne partie de la journée dans sa circonscription de Charlevoix.

« Si on veut choisir le chaos, on peut choisir M. Charest. Si on veut choisir une autre forme de crise qui n’en finira plus, on peut choisir la CAQ. »

 

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