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Éducation | Grève

Vers la fin de la grève?

Vers la fin de la grève ?
Photo d’Archives Moins de 24 heures après la démission-surprise de Gabriel Nadeau-Dubois au poste de porte-parole de la CLASSE, Françoise David lui a publiquement ouvert les portes de Québec solidaire. « Je suis certaine que c’est quelqu’un qui reviendra dans l’espace public un jour ou l’autre. Et si jamais un jour, il lui prenait l’envie d’être candidat pour Québec solidaire, il sera le bienvenu », a-t-elle affirmé hier en marge de l’inauguration de son propre local électoral dans Gouin.

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Le mouvement de grève pourrait être en train de s’essouffler, croient les associations étudiantes alors que les étudiants de trois cégeps ont choisi de retourner en classe cette semaine.

La motivation des troupes demeure toutefois intacte, assure la présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Éliane Laberge.

« Mais la grève n’est peut-être plus le moyen que les étudiants veulent mettre de l’avant pour atteindre leur objectif », avoue cette dernière.

« Je ne pense pas que les étudiants sentent que leur cause est perdue ou terminée, mais ils accordent de l’importance à la période électorale », poursuit-elle.

Aussi, la menace de perdre leur session motive plusieurs étudiants à retourner en classe, croit Mme Laberge.

Changement de stratégie

Les trois premiers cégeps à voter sur le prolongement de la grève ont décidé de retourner en classe, cette semaine.

Du côté des universités, la grève se poursuit dans deux facultés de l’Université de Montréal (UdeM) et de l’UQAM, tandis qu’une trêve électorale a été adoptée à l’Université Laval.

Pour Martine Desjardins, présidente de la FEUQ, on assiste présentement à un changement de stratégie des étudiants.

« La tendance semble de vouloir faire sortir le vote, plutôt que d’accentuer la mobilisation sur la grève et les actions de perturbation », affirme-t-elle.

Le départ de Gabriel Nadeau-Dubois, qui a quitté hier ses fonctions de porte-parole de la CLASSE, n’affectera pas la mobilisation des étudiants, selon elle.

« Cela vient seulement enlever une carte au jeu des libéraux qui ne pourront plus faire porter tous les problèmes du Québec sur les épaules d’une seule personne. »

Faible taux de participation

Tant la FECQ que la FEUQ refusent de voir dans les faibles taux de participation aux votes de grève une tendance à la démobilisation des troupes.

« Les étudiants sont encore en vacances ou travaillent, dit à ce sujet Éliane Laberge. Mais on sera fixé réellement à ce sujet lors de la manifestation du 22 août prochain où nous pourrons voir combien d’étudiants descendront dans la rue. »

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