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« Un mammouth »

Option consommateurs estime dangereux que Bell rachète Astral

« Un mammouth »
Photo reuters Le président de BCE, George Cope, et le président d’Astral Media, Ian Greenberg, lors de la conférence de presse à Montréal, le 16 mars denier, annonçant le rachat d’Astral par Bell pour 3,4 milliards $.

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Option consommateurs compte bien faire entendre ses arguments lors des audiences du CRTC en septembre afin d’empêcher le rachat d’Astral Media par Bell Canada.

« En acquérant Astral, Bell deviendrait un mammouth dans le domaine des télécommunications et des médias », déplore d’emblée Robert Cazelais, le directeur général d’Option consommateurs.

Scandalisée par un tel projet, l’association a décidé de monter une nouvelle fois au créneau.

Après s’être déclarée clairement en désaccord avec cette transaction d’une valeur de 3,4 milliards de dollars le mois dernier, elle vient de déposer un mémoire auprès du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) afin de pouvoir prendre part aux audiences qui débuteront le 10 septembre.

Celles-ci devront permettre au CRTC, chargé de réglementer les systèmes de la radiodiffusion et des télécommunications au Canada, d’approuver ou non le rachat d’Astral Media par Bell Canada.

robert cazelais
Option consommateurs

Augmentation des prix

Dans son mémoire, Option consommateurs explique entre autres sa crainte de voir les prix bondir.

« La concurrence sera moindre, ce qui aura pour effet d’augmenter les prix tout en diminuant le choix offert à la population ainsi que la qualité du service », résume Robert Cazelais.

Étant donné la taille que l’entreprise Bell Canada pourrait atteindre en détenant Astral, M. Cazelais estime que tous ces impacts seront très prononcés et surtout, palpables à court terme.

Bell détient déjà 28 % des médias au Canada. En rachetant Astral, le géant des télécommunications contrôlerait près de 40 % du paysage médiatique du pays.

Concentration extrême

« Il n’y a que quatre ou cinq États qui sont dans une situation pire que la nôtre dans le monde en terme de concentration », alerte Robert Cazelais.

De plus, Bell multiplierait ses chaînes de télévision spécialisées, actuellement en plein essor.

« Les gens regardent de plus en plus ces canaux, mais auront de moins en moins la possibilité de faire des choix », prévient-il.

Appel aux consommateurs

Pour M. Cazelais, une telle transaction ne peut pas avoir lieu.

« Ça m’apparaît irréel d’accepter ça. Mais si on ne fait rien, il y a un danger que ça se réalise. »

C’est pourquoi il demande aux consommateurs de se mobiliser au maximum pour éviter de subir de trop lourdes conséquences.

Il y a quelques jours, un diffuseur, un câblodistributeur et un fournisseur de services Internet se sont unis pour faire avorter l'acquisition d'Astral Media par Bell Canada.

Les PDG de Cogeco, Eastlink et Québecor ont pointé du doigt l’incroyable contrôle que détiendrait Bell avec 79 chaînes de télévision, 107 stations de radio et plus de 100 sites Internet.

 

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