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Pauline Marois a raison

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« C’est de l’intimidation », « Une attaque sournoise », « Pauline Marois rit du monde », « La chef de l’opposition s’est déshonorée »...

Les propos de la chef du PQ sur le tour de taille de Gaétan Barrette n’ont pas fini de faire couler de l’encre. Selon plusieurs observateurs, Pauline Marois s’est mis le pied dans la bouche en laissant entendre que le candidat caquiste dans Terrebonne n’est pas un bon exemple de saines habitudes de vie pour les Québécois.

FAITES CE QUE JE DIS

Au risque de me mettre toutes les associations de gros (pardon : de personnes horizontalement différentes) à dos, je trouve que les propos de madame Marois, bien que manquant peut-être d’élégance, sont totalement justifiés.

Nommer Gaétan Barrette ministre de la Santé, c’est comme nommer un gars qui a fait faillite trois fois de suite ministre des Finances.

« Qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? a demandé Gaétan Barrette, piqué au vif. Que je me mette sur Weight Watchers ? »

Euh... oui.

Imaginerait-on un ministre de la Santé qui fume comme une cheminée ou un ministre de l’Environnement qui se promène en Hummer ?

Les gens qui occupent de hautes fonctions ne devraient pas seulement avoir de bonnes idées : ils devraient aussi prêcher par l’exemple. « Ne faites pas seulement ce que je dis : faites ce que je fais. »

Gaétan Barrette ferait peut-être un bon ministre de la Santé. Mais il serait encore plus crédible s’il incarnait les idées qu’il prône. S’il « n’avait pas seulement l’air, mais aussi la chanson », comme dirait ma mère. (« You have to walk the walk and talk the talk », disent les Anglais).

Comment peut-on dire aux gens de faire un effort quand on n’en fait visiblement pas ?

Imaginerait-on un premier ministre corrompu qui lutte contre la corruption ?

CHARITÉ INTÉRESSÉE

Le candidat péquiste Léo Bureau-Blouin a dit que s’il est élu le 4 septembre prochain, il versera 25 % de son salaire de député à des organismes communautaires.

C’est bien.

Cela dit, vous savez ce qui est encore mieux ?

Donner de l’argent en silence, discrètement, loin des projecteurs, sans se péter les bretelles et, surtout, sans motivation électoraliste.

Après tout, la vraie charité devrait être désintéressée.

Si le PQ veut vraiment aider les organismes communautaires, qu’il adopte des mesures concrètes en ce sens. Et qu’il allège le fardeau fiscal des contribuables.

Comme ça, monsieur et madame Tout-le-monde pourront eux aussi financer des causes qui leur tiennent à cœur... Sans en faire tout un plat.

PARTIR LA MACHINE

Pauline Marois a annoncé qu’elle pigera dans les fonds publics pour financer des études destinées à « vendre » la souveraineté aux Québécois.

Cette annonce va sûrement faire hurler plusieurs personnes... À celles-ci, j’ai une petite nouvelle : le PQ est un parti SOUVERAINISTE.

Voter PQ, c’est voter POUR la souveraineté. Vous n’êtes pas pour l’indépendance du Québec ? Ne votez pas PQ, c’est tout.

Si le PQ est porté au pouvoir, Pauline Marois aura toutes les raisons de se dire : « Les Québécois appuient la souveraineté et me donnent le mandat d’ouvrir les vannes, de partir la machine et de préparer le prochain référendum. »

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