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Nage synchronisée

Un système à réviser

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La membre de l’équipe nationale de nage synchronisée vit bien avec ses deux quatrièmes places acquises aux Jeux olympiques de Londres, mais elle croit néanmoins que son sport devra changer sa mentalité et l’essence du système de pointage.

« Je pense que les juges ont été très, très, très sévères avec nous. Au niveau artistique, on pourrait débattre de ce qui s’est passé, mais je pense qu’il va y avoir quelque chose à faire au niveau des pointages pour essayer d’améliorer le sport, parce que c’est dur de comprendre les résultats qui sont sortis », a livré la nageuse aux abords de la piscine du complexe Jean-Paul-Nolin, à Québec.

« Il faut en revenir à un moment donné. C’est certain que c’est dommage d’avoir fini au quatrième rang, mais la médaille, c’est un objet. L’expérience, ça va rester pour toujours », a-t-elle soutenu.

Rancune

Au cours de son entretien avec le Journal, Marcotte a néanmoins semblé avoir une petite pointe de rancune envers les jurys. « Au niveau artistique, on méritait assurément le podium, tandis qu’au niveau technique, je n’ai pas vu toutes les routines. Alors, c’est plus dur pour moi de me positionner, mais pour les acrobaties, nous n’avons pas eu les résultats qu’on devait avoir. On a fait des manœuvres qui sortaient de l’ordinaire. 

« Le sport a des croûtes à manger au niveau du pointage. Il faudrait mettre des coefficients de difficulté pour que les spectateurs puissent mieux comprendre ce que les juges donnent comme notes. »

Qu’est-ce qui peut bien manquer au Canada pour gravir un échelon ou deux? « Je ne sais pas », a honnêtement répondu l’athlète, qui n’est pourtant pas à court de réponses.

​Souvenir impérissable

Marcotte conservera tout de même de bons souvenirs, spécialement lors de la dernière journée de compétition. « On a senti qu’on avait vraiment bien nagé et ça restera mon meilleur souvenir. Notre substitut, Karine Thomas, sautait partout et c’était la plus belle routine qu’on avait faite, incluant nos entraînements », a fait valoir Élise Marcotte.

Même sans écu, Marcotte est revenue de Londres avec des bagages encore plus lourds que lorsqu’elle est partie. « Ce qu’il reste de tout ça, c’est l’expérience. Et il y a quelque chose que personne ne pourra jamais nous enlever, c’est que nous sommes des athlètes olympiques et nous aurons vécu cette expérience en équipe et ça va rester gravé dans notre mémoire.

« On a tellement bien nagé. J’ai gardé les vidéos et, dans 20 ans, je serai encore fière de ce que j’ai accompli et c’est ça le plus important.

« Vous savez, la satisfaction d’avoir fait de notre mieux dans ce qu’on pouvait contrôler fait que nous sommes fières et que nous ne sommes pas encore dans un coin en train de pleurer », a blagué celle qui n’entend pas se rendre jusqu’aux Jeux de Rio.

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