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Pas d'alliance en vue

Le chef de la CAQ n’hésiterait pas à défaire un gouvernement minoritaire

François Legault
© photo Didier Debusschère

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François Legault offrira bien peu de collaboration à Pauline Marois si le PQ remporte les élections. Dans un scénario de gouvernement minoritaire péquiste, il anticipe déjà une autre élection à court terme.

«Si jamais c’était ce qui arrivait, je pense qu’on serait en élection plus tôt que tard», a-t-il déclaré cet après-midi lors d’un point de presse dans L’Assomption, la circonscription qu’il convoite pour effectuer son retour à l’Assemblée nationale.

Le chef de la Coalition avenir Québec ne souffre d’aucun complexe, fort de sa remontée dans les intentions de vote. Il dit avoir la «conviction» qu’il sera à la tête d’un gouvernement majoritaire le 5 septembre prochain, au lendemain de l’élection.

Mais s’il devait se retrouver dans les banquettes de l’opposition, face à une première ministre nommée Pauline Marois, il n’hésiterait pas à faire tomber rapidement le nouveau gouvernement. C’est du moins ce que l’on décode de ses propos aujourd’hui.

Comment feriez-vous pour travailler avec elle? «Je pense que ça serait très difficile», a laissé tomber le chef de la CAQ. Il a également nié toute possibilité d’alliance avec les libéraux dans un tel scénario.

«Actuellement, il y a un parti qui a les mains sales, c’est le Parti libéral, il n’est pas question de s’associer avec ce parti-là. Puis il y a un parti qui a les mains attachées que je connais bien, qui est le Parti Québécois. Au PQ, il n’y a qu’une seule priorité, c’est le référendum puis en plus ils ont les mains attachées avec les syndicats donc tous les changements qu’on veut faire pour enlever la bureaucratie, ça ne sera pas possible avec le Parti québécois.»

«Il va venter fort»

François Legault répète sans cesse qu’il revient en politique pour dix ans afin de faire le «grand ménage »et de changer radicalement la province «pour laisser à nos enfants un Québec prospère». Il a l’intention de «se battre» pour réaliser son plan. Et il a prévenu, aujourd’hui qu’il va «venter fort» sous un gouvernement caquiste. Les réformes qu’il propose ne se feront pas sans heurts. Les perturbations seront inévitables.

«Ça fait quarante ans qu’on tourne en rond au Québec et qu’on est dans de l’immobilisme. Là, on a une chance d’avoir un changement. C’est certain qu’il va venter fort, toutes les forces du statu quo – ça inclut les syndicats, les commissions scolaires- ils vont tout faire pour protéger leurs acquis mais je pense que ce sont des changements qui sont nécessaires pour offrir aux citoyens des services de qualité», a-t-il largué.

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