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Campagne électorale

« On oublie les vrais enjeux »

« On oublie les vrais enjeux »
Photo d’archives Guy A. Lepage

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Citoyen engagé, Guy A. Lepage aurait aimé participer à la campagne électorale. Hier, il nous a donné ses premières impressions sur celle-ci.

« Ce que je trouve très dommage ces temps-ci, et c’est la même chose pour les trois chefs de partis, c’est qu’ils ont de la misère à se distinguer. Tous se tournent vers du spinnage d’incidents, untel est gros, les crucifix. On oublie les vrais enjeux. »

Il regrette que Tout le monde en parle ne soit pas en ondes. Le rendez-vous dominical donne souvent lieu à des débats intéressants lorsque nos politiciens s’y pointent.

Devancer le retour de l’émission phare, même si elle attire plus de 1,5 million de téléspectateurs, est une entreprise lourde.

« J'aurais fait une émission spéciale de TLMEP avec plaisir le 3 septembre, veille des élections.

Mais TLMEP est une grosse machine. Mes recherchistes et Manon, la réalisatrice, travaillent sur des émissions estivales, les techniciens travaillent sur les élections et le studio 42 est occupé par l'équipe qui va couvrir les élections. Disons que la date précoce des élections a définitivement nui à la présentation d'une émission spéciale. »

Partis alternatifs

Alors qu’Option nationale déposait une injonction pour que son chef prenne part au débat télévisé, Guy A Lepage condamne l’absence de visibilité des partis alternatifs. « Il y a des centaines et des milliers de gens qui vont voter pour Option nationale ou Québec solidaire. C’est injuste parce que ces gens-là n’ont pas droit à la même information. Si j’avais été en ondes, je les aurais invités. Ça serait l’fun de les entendre. Je te dirais la même chose pour des partis de centre-droite. En plus, il n’y a rien de mieux qu’un chef de parti pour poser des questions à ses adversaires. J’aime quand ça rebondi. »

Reste qu’un passage à Tout le monde en parle peut être payant ou coûteux. « Mon rôle n’est pas de les faire bien paraître ou non. Je pose le même genre de questions à tous les candidats. Je veux voir s’ils ont de l’envergure, de l’intelligence, de l’humanité, du discernement. »

Une lutte serrée

À son avis, la lutte sera serrée entre les trois partis. Mais les événements du printemps (collusion, corruption et manifestations) ont peut-être éveillé des consciences. « Il faut faire une différence entre les étudiants, qui ont le droit de manifester pour leurs enjeux, les marches pour l’environnement et les casseroles, qui est la conséquence d’une écœurantite aigüe d’un gouvernement qui, avec le dépôt de sa loi 78, qu’il n’a jamais fait appliquer, a prouvé son absence de leadership.

En ce moment, beaucoup de gens prennent parti. Ils ne sont pas tous bien informés. Mais je pense que plus de gens iront voter. Par contre, on ne pourra pas dire si la tendance se maintient tôt, mais ça, c’est très sain pour une démocratie. »

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