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Brutalité policière

Contre une danseuse nue

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Un policier du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) devra s’expliquer sur les gestes qu’il a commis lors d’une intervention menée dans un club d’effeuilleuses en 2010, alors qu’il avait projeté par terre une jeune femme sans raison apparente.

Les évènements, qui se sont produits au Sexe d’or, sur le boulevard Décarie, ont été filmés par les caméras de surveillance de l’établissement. Les images «éloquentes parlent d’elles-mêmes», a estimé le commissaire à la déontologie policière, qui a décidé de citer l’agent Denis Rousseau devant le Comité de déontologie policière. La date n’a toutefois pas encore été fixée.

La victime affirme que le policier lui aurait manqué de respect après l’avoir bousculée, en lui disant de se servir de sa tête «au lieu d’utiliser ses boules».

«Pour nous, il ne fait aucun doute qu’une faute a été commise par le policier. L’intervention était totalement injustifiée», a soutenu l’avocat de la jeune femme, Me Thomas Villeneuve-Gagné.

L’intervention musclée est survenue alors que des policiers étaient en train d’interpeller un portier de l’endroit. Menotté, l’homme était en train d’être escorté à l’extérieur lorsqu’il a chuté dans les escaliers, possiblement bousculé par les policiers, selon les images.

Alarmée par les cris, une danseuse nue s’est dirigée vers la porte de sortie afin de voir ce qui se passait.

C’est à ce moment qu’un policier l’a agrippé par le bras et l’a projeté brusquement au sol.

La jeune femme a également déposé une poursuite au civil contre le policier et lui réclame 50 000 $. Le procès aura lieu en janvier 2013.

Si une décision en faveur de la jeune femme est rendue devant le Comité de déontologie policière d’ici là, cela pourrait l’avantager au civil.

«Ça peut aider à prouver la faute», selon Me Villeneuve-Gagné.

 

 

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