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Valérie Leblanc | Un an

Le mystère persiste

Un an après le meurtre de Valérie Leblanc, la famille veut des réponses

Le mystère persiste
Photo Agence QMI Huguette Leblanc fait souvent des recherches sur Internet afin d’essayer d’élucider le meurtre de sa petite-fille Valérie Leblanc, tuée il y a un an à Gatineau.

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Cela fera un an demain que ­Valérie Leblanc a été sauvagement tuée derrière le Cégep de l’Outaouais, à ­Gatineau. Alors que l’enquête ­policière piétine, la famille de la victime craint que l’on ne retrouve jamais l’assassin.

« Commettre un crime aussi odieux et s’en sortir sans rien, ce n’est pas juste. J’ai besoin que justice soit faite », lance Huguette Leblanc, la grand-mère de ­Valérie.

Comment est-elle morte ? Pourquoi elle ? A-t-elle souffert ? Beaucoup de questions se bousculent dans la tête de Mme Leblanc depuis un an. Mais elle a peu de réponses, s’insurge-t-elle.

Le corps de Valérie Leblanc, 18 ans, a été retrouvé le 23 août 2011 à l’arrière du Cégep de l’Outaouais, dans le secteur Hull, où elle étudiait.

Le cadavre portait des marques de violence et des brûlures. L’autopsie a révélé que la jeune femme est morte d’un violent traumatisme crânien.

Peu de pistes

Experte en taekwondo, Valérie aurait pourtant très bien pu se défendre. La théorie de sa grand-mère ? Elle a été attaquée par-derrière.

« Mais on ne le saura pas tant que le ou les coupables n’auront pas été arrêtés », concède-t-elle.

Malgré le peu de pistes concrètes dans cette affaire, la grand-mère de Valérie

Leblanc est persuadée que, quelque part, quelqu’un détient une information qui permettrait de résoudre ce crime.

« À force de brasser cette histoire, il va bien y avoir quelque chose qui va ressortir », souffle-t-elle.

Même un an après qu’on lui ait enlevé sa petite-fille, Huguette Leblanc avoue avoir du mal à dormir la nuit tant elle peine à comprendre pourquoi

Valérie a pu être victime d’un meurtre aussi tordu.

« Peut-être que c’est une vengeance, peut-être que quelqu’un a simplement voulu lui faire peur et que ça a mal tourné. Ou était-elle au mauvais endroit, au mauvais ­moment ? Il y a tellement de possibilités », désespère Mme Leblanc.

Manque de respect

En plus de devoir se remettre de la mort de Valérie, Mme Leblanc accepte encore difficilement le manque de respect des étudiants qui ont retrouvé le cadavre de la jeune femme.

Une enquête d’outrage au cadavre avait en effet été ouverte après que des jeunes aient manipulé de façon inappropriée le corps lors de sa découverte, en plus de tarder à contacter les autorités. Aucune accusation n’a été portée contre les jeunes. Pourtant, ce geste est « grave et déplacé », croit la grand-mère.

« Ça n’a fait qu’aggraver notre peine. Valérie ne méritait pas ça », laisse tomber Huguette Leblanc.

Enquête

Cette dernière déplore que cet outrage au cadavre de sa petite-fille ait aussi nui au travail des policiers. Une situation que Mme Leblanc déplore, surtout « que l’enquête n’avance pas ».

Si elle a longtemps douté du travail des policiers dans cette affaire, Mme Leblanc avoue faire maintenant davantage confiance aux enquêteurs.

« J’ai compris que ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de développement, qu’il n’y a rien qui se fait », concède-t-elle.


► La police de Gatineau fera un bilan de la dernière année d’enquête aujourd’hui au Cégep de l’Outaouais.

► L'organisme Jeunesse au soleil offre jusqu'au 12 octobre une récompense de 10 000 $ à quiconque fournira des informations permettant la condamnation d'un suspect. Toute information peut être communiquée confidentiellement au 819-243-2346, poste 6677.

 

 

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