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Québec 2012 | Charest c. Marois

Marois résiste avec brio

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Ça fait des années qu’ils se crient par la tête à l’Assemblée nationale. Pauline Marois et Jean Charest sont deux vieux ennemis, engagés dans une lutte à finir qui, pour l’un ou l’autre ou les deux, finira le 4 septembre prochain.

Hier soir, avant de tourner la page sur leur interminable querelle, ils s’en sont donné à cœur joie, s’accusant mutuellement des pires défauts. Jean Charest, moins souriant que dimanche, a essayé toute la soirée de passer le K.O. à son adversaire, mais la chef du PQ a résisté avec brio.

Pauline Marois a livré une solide performance. Dès le début, elle a attaqué adversaire en disant qu’elle, au poste de premier ministre, n’acceptera jamais de voir un de ses ministres déjeuner avec des gens de la mafia.

Les attaques du PM sortant sur le financement incorrect de sa campagne au leadership péquiste sont tombées à plat. Un don de 2 500 $ fait par une ado et le pizzo payé par des entrepreneurs en construction à la mafia. M. Charest n’a pu faire croire que son adversaire avait profité du soutien d’un « empire clandestin »...

« M. Charest, je n’ai pas de leçon à recevoir de vous en matière d’intégrité », a-t-elle lancé.

La chef du PQ s’est retrouvée davantage sur la défensive quand il fut question des droits de scolarité. Elle a répondu qu’elle était contre la hausse de 82 % décrétée par le gouvernement Charest.

Trop heureux de pouvoir enfin associer Pauline Marois et le « carré rouge », Jean Charest a soutenu qu’elle n’était pas à la hauteur de la fonction qu’elle vise. Parce qu’elle ne pourra pas résister aux protestataires.

Jean Charest a soutenu que le PQ avait « alimenté la crise sociale » et que Pauline Marois, selon lui, voudra « gouverner avec la rue ».

Mais ce chapitre, comme d’autres, a été ponctué de plusieurs séquences cacophoniques et les voix entremêlées rendaient difficile la compréhension des points de vue.

Les échanges sur le financement de la santé ont permis à Pauline Marois de dire aux Québécois qu’elle abolira la taxe santé (975 millions) pour la refiler aux riches, même s’ils ne sont guère nombreux...

Jean Charest a eu de la difficulté à marquer des points. Il y est parvenu en parlant de son Plan nord et en insistant sur le projet du PQ de tenir prochainement un troisième référendum sur la souveraineté.

À cette étape du débat, il a souri avec bonheur. Soulagé...

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