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Les Infidèles

Un plaisir coupable

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Les Infidèles  •  3,5/5

Film de Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Michel Hazanavicius et Éric Lartigau. Avec Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Alexandra Lamy, Guillaume Canet et Sandrine Kiberlain.

C’est un vrai petit plaisir coupable que nous offrent Jean Dujardin et son bon ami Gilles Lellouche avec Les Infidèles, un film à sketches sur l’adultère mordant et souvent délirant.

Tirant son inspiration des films à sketches italiens des années 1960, Les Infidèles regroupe donc une série de courtes histoires mettant en scène des hommes sans scrupule, qui trompent ou tentent de tromper leurs femmes respectives.

En plus d’avoir réalisé un des sketches, Jean Dujardin et Gilles Lellouche se partagent plusieurs de ces personnages grotesques et pathétiques. « Des affreux », comme Dujardin les a souvent décrits en entrevue.

Il y a donc l’orthodontiste quarantenaire amoureux d’une de ses jeunes patientes, l’employé de bureau looser qui tente de draguer tout ce qui bouge lors d’un voyage d’affaires, les deux machos impénitents qui trompent leurs femmes soir après soir...

Hilarant Dujardin

Bien sûr, comme dans tout concept du genre, le résultat se révèle un peu inégal. Certains sketches sont plus réussis que d’autres, dont celui réalisé par Michel Hazanavicius (The Artist, OSS 117), qui met en vedette Dujardin dans le rôle d’un dragueur raté et ridicule qui n’arrive jamais à conclure. Le récent gagnant de l’Oscar du meilleur acteur y est tout simplement hilarant.

Bonne idée aussi que ce court segment ou plusieurs des infidèles du film se retrouvent dans une thérapie de groupe visant à soigner leur « problème ».

Dans un tout autre genre, le segment réalisé par Emmanuelle Bercot (Backstage) mettant en vedette Dujardin et sa femme Alexandra Lamy dans le rôle d’un couple qui découvre leurs infidélités respectives offre quelques moments très émouvants. Un bon numéro d’acteurs de la part du très populaire couple français.

Gilles Lellouche a aussi droit à son moment plus dramatique dans un très beau court métrage signé Éric Lartigau (L’homme qui voulait vivre sa vie), qui raconte l’histoire infiniment triste d’un orthodontiste marié qui croit avoir redécouvert l’amour auprès d’une jeune patiente.

Bref, il ne faut pas chercher de sens profond à cet exercice de style échevelé qui verse autant dans l’humour mordant que gras et qui saute allégrement de la comédie au drame. Pourquoi bouder son plaisir ?

 

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