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« Le cyclisme a beaucoup changé »

Les cyclistes québécois réagissent à la saga Lance Armstrong

Bruno Langlois
Photo d’archives, Reuters « Je préférerais qu’on parle de nos jeunes qui performent bien ou de nos seniors comme David Boily ou David Veilleux, qui signent de beaux résultats sur la scène internationale », a dit le cycliste Bruno Langlois.

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Pour les Québécois impliqués dans le cyclisme, c’est une bonne chose que la saga Lance Arsmtrong semble en voie de connaître son dénouement.

« Chaque fois qu’on en parle, ça ne semble jamais s’arrêter, a fait savoir le porte-couleurs d’Europcar David Veilleux, visiblement irrité lorsque est venu le temps de commenter la nouvelle. S’il a triché, c’est dommage, mais il doit être sanctionné et il n’y a rien de plus à ajouter. »

« Je suis tanné qu’on en parle », a pour sa part fait savoir Bruno Langlois, coureur de l’équipe Garneau-Quebecor.

« Le cyclisme a beaucoup changé et c’est plus propre. Je préférerais qu’on parle de nos jeunes qui performent bien ou de nos seniors comme David Boily ou David Veilleux qui signent de beaux résultats sur la scène internationale », a-t-il ajouté.

Selon ce dernier, le cyclisme a évolué grandement. « Auparavant, il y avait des courses qui se déroulaient à une vitesse incroyable. Maintenant que c’est plus propre, il y a davantage de Canadiens qui ressortent du lot », a dit Langlois, faisant allusion à la seconde place de David Boily au Tour de l’Avenir 2011 ou à la victoire de Ryder Hesjedal au Tour d’Italie 2012.

Lance, l’homme et l’athlète

Louis Barbeau, directeur général de la Fédération québécoise des sports cyclistes, a toutefois tenu à nuancer le dernier chapitre de la saga Armstrong.

« Il ne faut pas oublier de faire la séparation entre Lance l’athlète et Lance l’homme, a spécifié Barbeau. Il a fait beaucoup avec ses fondations, plus que la plupart des autres cyclistes. »

Le grand manitou de la FQSC a toutefois précisé une chose, il ne tient pas à défendre Armstrong. « S’il s’est dopé, il a commis des gestes répréhensibles, mais ce n’est pas comme si le nom d’Armstrong n’avait jamais été associé au dopage », a temporisé Barbeau, qui ne croit ainsi pas que l’opinion qu’a le public du septuple champion du Tour de France sera modifiée.

« Par contre, c’est certain que cette histoire continue d’alimenter la suspicion face au cyclisme professionnel, a-t-il fait valoir. Mais on peut penser que les sanctions, qui sont suffisamment sévères, seront assez persuasives. »

La propreté : une utopie

Il croit toutefois que la majorité des cyclistes sont propres. « On prend l’exemple de Marie-Hélène Prémont ou de David Veilleux, qui sont des exemples pour nos jeunes et je suis convaincu, dans la mesure où je peux l’être, que ce sont des athlètes propres », a-t-il dit.

Malheureusement, Louis Barbeau ne croit pas que son sport sera propre un jour. « Là où il y a des hommes, il y aura de l’hommerie. Le sport est une microsociété et, comme dans toutes sociétés, il y aura toujours des gens qui tenteront de raccourcir leur route ou de tricher », a-t-il déploré.

Par contre, ce n’est pas parce qu’un coureur est déclaré dopé que les 197 du peloton le sont aussi », a renchéri Louis Barbeau, qui croit que des programmes d’éducation peuvent désintoxiquer cette discipline.

 

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