/news/currentevents
Navigation
mariée | noyade

« Trash the dress » est tendance

« Trash the dress » est tendance
Courtoisie Geneviève Lacombe La mode « trash the dress » implique que les nouveaux mariés remettent leurs habits de noce pour une séance de photos hors de l’ordinaire. Ici, la photo a été prise dans un environnement contrôlé, sans danger.

Coup d'oeil sur cet article

La tragique séance de photos à Rawdon braque les projecteurs sur cette mode qu’est le « Trash the dress », une manière de recycler les habits de noce dans une atmosphère de plus en plus extrême.

Dans le cas de Maria Pantazopoulos, son désir de se faire prendre en photo dans l’eau d’une rivière lui a coûté la vie. La dame de 30 ans a perdu pied et s’est retrouvée sous l’eau, incapable de remonter à la surface à cause de la lourdeur de sa robe.

Il n’y a plus vraiment de limites à ce que les nouveaux mariés demandent, soulignent Marco Michaud, un photographe professionnel qui a failli vivre le même drame avec une cliente en mai dernier.

Dans le même décor, les mêmes circonstances et en suivant presque le même déroulement, la cliente de Marco Michaud avait elle aussi glissé dans l’eau. Par chance, elle s’en était sortie ­indemne.

Il avait laissé au fond de l’eau son appareil photo... et le plaisir d’être photographe.

« Avec ce qui s’est passé hier [vendredi], c’est fini. Je ne veux plus être photographe, je ­retourne en ébénisterie », ­déclare-t-il avec amertume.

Quête d’être vu

La concurrence est féroce ­entre les photographes. Et pour se démarquer, nombre d’entre eux sont prêts à tout accepter.

« Il y a là une quête d’être vu, autant pour les photographes que pour les mariés, comme si on était en mal de visibilité. C’est pour ça qu’on perd la conscience des ­limites à respecter », raisonne la photographe professionnelle ­Geneviève Lacombe.

Elle nuance. « Les clients ­en demandent de plus en plus, mais les photographes vont aussi de plus en plus loin. »

Pas si dangereux

Pourtant, « un photographe de presse est souvent plus en danger qu’un photographe de mariage », trash the dress ou pas, croit Alexandre Bédard, un photographe professionnel de la région de Montréal.

« Des dangers, il peut y en avoir dans tous les shootings. Je ne vois pas de danger particulier au trash the dress. La clé, c’est de choisir un concept qui soit sécuritaire », lance M. Bédard.

L’accident de vendredi lui a fait comprendre à quel point c’est un peu la responsabilité du photographe de mettre des limites et de s’assurer que la mise en scène n’est pas dangereuse.

« J’espère que [l’état de choc] ne sera pas éphémère, que ça va conscientiser les gens et mettre des limites. Il ne faut pas que ça tombe dans l’oubli », espère quant à elle Geneviève Lacombe.

La nouvelle a fait le tour du monde

Des internautes et des groupes de photographes ont rapidement propagé la nouvelle de la mariée morte tragiquement dans les chutes Dorwin à Rawdon lors d’un photoshoot vendredi.

Vingt-quatre heures plus tard, de nombreux journaux du monde occidental en parlaient, dont le Daily Mail au Royaume-Uni, La Tribune de Genève, en Suisse, Le Figaro, en France, de nombreux sites Internet aux États-Unis et plusieurs médias spécialisés en photographie.

« Je glisse ! Je glisse ! » Scène d’horreur alors qu’une épouse plonge vers sa mort vêtue de sa robe de mariée en posant devant des chûtes

Une femme coule sous le poids de sa robe

« Une femme coule à pic sous le poids de sa robe de mariée »

Une nouvelle mariée est emportée dans une rivière en pratiquant le Trash the Dress

Commentaires