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Une équipe métamorphosée

Une équipe métamorphosée
photo le journal de montréal, ben pelosse Marco Di Vaio fait flèche de tout bois depuis quelques matchs.

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On ne peut plus le nier, il se passe quelque chose de ­particulier avec l’Impact en cette fin de première saison régulière.

Le club montréalais a opéré un ­virage à 180 degrés depuis son affrontement amical contre l’Olympique ­Lyonnais, le mois dernier.

Après avoir présenté une fiche de 4-6-0 à ses 10 matchs précédents, ­l’Impact vient de l’emporter pour une cinquième fois consécutive grâce à une victoire convaincante de 3 à 0 sur le D.C. United, samedi.

Cette victoire prolongeait aussi à six la série victorieuse de l’Impact au Stade Saputo.

D’ailleurs, la formation de Jesse Marsch présente une fiche de 8-2-0 ­depuis qu’elle a emménagé dans son stade après un début de saison au Stade ­olympique.

Chaude lutte

Avec six matchs à disputer, les joueurs de l’Impact sont plus confiants que jamais et vont faire vivre des ­émotions à leurs partisans, qui sont de plus en plus nombreux.

La course aux séries est déjà amorcée et elle implique quatre autres équipes : Houston, Chicago, D.C. et Columbus.

Cette course aurait pourtant été ­impensable il y a deux mois à peine, au plus bas de la crise montréalaise, après une sévère défaite de 3 à 0 contre le ­Toronto FC à domicile.

Que s’est-il passé pour qu’un tel ­revirement de situation soit possible ?

Il y a plusieurs facteurs.

Filière italienne

On peut d’abord penser à la filière ­italienne, principalement Marco Di Vaio et Alessandro Nesta, qui ont joint le navire en cours de périple.

Après un lent départ, le premier ­fonctionne à plein régime depuis deux matchs et ne fait que commencer à ­montrer toute l’étendue de son talent.

Quant au second, il est clairement au-dessus de la mêlée face aux attaquants de la MLS.

On sent qu’il est calme, qu’il a tout le temps voulu pour effectuer ses actions et que ces deux éléments ont apporté une grande stabilité à l’arrière.

Lorsqu’il a joué, Nelson Rivas a également ajouté un élément de puissance qui apporte une autre dimension à la défense montréalaise.

Effort collectif

Mais il s’agit surtout d’un effort ­collectif parce qu’il faut également ­souligner les très bonnes performances de Hassoun Camara et de Jeb Brovsky et Matteo Ferrari, les trois hommes à tout faire à l’arrière.

D’ailleurs, ce travail concerté a fait en sorte que l’Impact n’a accordé que 2 buts à ses 5 derniers matchs contre 40 dans les 23 précédents.

Et tout ça sans la présence de la ­brigade complète puisque Nesta a raté deux matchs en raison d’une blessure au genou, que Rivas a été suspendu pour trois rencontres et que Camara a encore un match à purger à sa ­suspension de deux rencontres.

L’ajout de Perkins

Malgré toutes les acquisitions importantes réalisées par Nick De Santis ­depuis le début de la saison, la plus ­importante est sans aucun doute celle de Troy Perkins.

Acquis des Timbers de Portland en échange du gardien numéro un ­Donovan Ricketts, Perkins est aux ­antipodes de son prédécesseur.

Il est calme et assuré, surtout sur les ballons arrêtés, ce qui fait que l’Impact a connu une amélioration instantanée sur ces séquences.

Autre atout majeur, il n’a pas accordé de cadeaux jusqu’à maintenant, ce que Ricketts avait la fâcheuse habitude de faire.

Du coup, toute la portion arrière a été stabilisée.

Les progrès de Marsch

Il ne faut surtout pas passer sous ­silence les progrès de Jesse Marsch, un entraîneur recrue qui a fait des pas de géant en six mois.

On a condamné ses changements, sa gestion des matchs et son entêtement à ne pas employer Patrice Bernier, mais il a amélioré les deux premières facettes. Et dans le cas de Bernier, il lui a fait confiance et on connaît le résultat plus que positif.

Force est de constater que les qualités de leader du patron commencent à rejaillir sur l’ensemble du groupe.

Si l’Impact réussit à se tailler une place en séries, il faudra penser à lui pour le titre de meilleur entraîneur-chef du circuit.

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