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Encore du grabuge à l’UdeM

Une quinzaine d’étudiants ont été arrêtés, hier, sur le campus

Encore du grabuge à l’UdeM
Photo agence qmi Les policiers du SPVM ont procédé à l’arrestation de six étudiants en avant-midi, hier. Ils pourraient être accusés de voies de fait contre des policiers et agents de sécurité.

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L’Université de Montréal a été à nouveau le théâtre d’affrontements entre les policiers et les manifestants hier, qui ont mené à l’arrestation de 15 personnes. Les associations étudiantes exigent que la direction mette fin à la présence policière sur le campus.

« L’UQAM n’a pas eu besoin de faire venir les policiers pour maintenir le calme. À l’Université de Montréal, on fait venir la police antiémeute pour un petit incident. On fait peur à la peur. Ça suffit », s’insurge Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).

Hier, 16 arrestations se sont ajoutées à celles qui avaient été effectuées la veille au pavillon Jean-Brillant de l’Université de Montréal. Une manifestante a même été arrêtée en matinée avant d’être interpellée de nouveau en début d’après-midi. Au total, plus d’une trentaine d’étudiants ont été interpellés par la police depuis lundi, dont dix-neuf en vertu de la loi 12.

Voies de fait contre des policiers

Hier matin, les policiers sont intervenus après que des étudiants leur ont fait part d’une bagarre qui se déroulait au 3e étage du pavillon Jean-Brillant.

Cinq personnes ont été arrêtées par les agents avant d’être relâchées, tandis que six autres pourraient être accusées de voies de fait contre des policiers et des agents de sécurité ainsi que de voies de fait par un intrus.

En après-midi, les policiers sont intervenus à nouveau, cette fois à la demande de l’administration de l’université, pour disperser un groupe de manifestants.

L’opération policière s’est soldée par l’arrestation de cinq autres étudiants pour entrave au travail des policiers, voies de fait et voies de fait par un intrus.

En après-midi, l’université a annulé 11 cours pour tenter de calmer le jeu.

Un climat de peur

Ces arrestations, et le grabuge qui en a découlé, ont semé « l’affolement, la peur et l’inquiétude » au sein du corps professoral, a déclaré hier Jean Portugais, du Syndicat des professeurs de l'Université de Montréal.

« La présence policière est ressentie comme de la pure provocation, dit-il. C’est à cause de ça que les choses dégénèrent. Ça crée une tension incompatible avec notre mission universitaire. »

Du côté de l’Université de Montréal, on réplique que la décision d’avoir recours aux forces policières était inévitable.

« Nous ne sommes pas heureux de la façon dont les choses se passent, mais on doit absolument donner les cours à ceux qui souhaitent compléter leur session », explique le porte-parole, Mathieu Fillion.

► La deuxième journée du retour en classe s’est déroulée plus pacifiquement du côté de l’UQAM, hier. Au total, plus de 70 cours ont été levés, dont une cinquantaine où les étudiants n'étaient pas présents.

 

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