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Québec 2012 | Élections

Au 450 de décider

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Méthodologie : Léger Marketing a cumulé les sondages par Internet réalisés entre le 13 et 24 août auprès de 6 316 répondants, dont un échantillon de 672 personnes de la couronne nord de Montréal (incluant laval) et 650 personnes de la couronne sud de Montréal. Les données finales du sondage ont été pondérées à l’aide des données du recensement de 2011 selon l’âge, le sexe, la langue maternelle, le degré de scolarité, la composition du foyer et la région, de manière à garantir un échantillon représentatif de la population de chaque région.

Pour la première fois, ce sont les électeurs du 450 qui décideront de la couleur du prochain gouvernement.

Telle est la conclusion à laquelle arrive Jean-Marc Léger, président de Léger Marketing, en analysant le cumulatif des sondages par Internet réalisés entre les 13 et 24 août.

Avec 21 luttes serrées sur la quarantaine de sièges que compte le 450, les couronnes Nord et Sud seront en plein cœur du champ de bataille électoral.

Il y a 125 circonscriptions au Québec et un parti politique doit gagner 63 sièges pour obtenir la majorité. La Montérégie, Lanaudière, les Laurentides et Laval risquent donc de faire la différence avec autant de luttes imprévisibles.

PQ inquiété par la CAQ

Même si le Parti québécois (PQ) est en avance avec 38 % des intentions de vote sur la Rive-Nord et 35 % sur la Rive-Sud, il sera tout de même inquiété par la Coalition Avenir Québec (CAQ), qui profite de l’effondrement du vote libéral chez les francophones, selon Jean-Marc Léger.

Sur la Rive-Nord, rien n’est joué. Les sièges du chef de la CAQ François Legault et de ses candidats-vedettes Gaétan Barrette et Jacques Duchesneau ne sont toutefois pas gagnés d’avance, « même s’ils bénéficient d’une prime de visibilité médiatique », dit Jean-Marc Léger.

Sur ce tableau, les libéraux ont quasiment disparu, à 21 % des intentions de vote. Il ne reste qu’une seule lutte à trois sur la Rive-Nord. Le Parti libéral du Québec (PLQ) tentera ainsi de reprendre Argenteuil au PQ, qui l’avait gagné lors d’une partielle en juin dernier. Voilà leur seul espoir d’éviter l’humiliation d’un balayage sur la Rive-Nord.

Plus serré à Laval

Les troupes de Jean Charest peuvent toutefois se consoler à Laval, où ils sont encore compétitifs. « Dans Vimont, Mille-Îles, Fabre et Laval-des-Rapides, on peut réellement parler de lutte à trois », explique Jean-Marc Léger.

Dans ce type de scénario, n’importe qui peut gagner, et les organisations locales, en faisant sortir le vote, « peuvent faire la différence quand ça se décide par 500 ou 750 votes », poursuit-il.

Luttes à trois en Montérégie

L’incertitude est la même en Montérégie, avec 8 luttes importantes. Alors que la région est normalement « en bleu à l’est et en rouge à l’ouest », dit Jean-Marc Léger, la montée de la CAQ change la donne et plusieurs circonscriptions pourraient changer de main.

Certaines vedettes, comme le ministre des Transports Pierre Moreau, pourraient y laisser leur peau. M. Moreau est en plein cœur d’une difficile bataille à trois dans Châteauguay. La ministre du Tourisme Nicole Ménard est, elle aussi, en pleine lutte tripartite dans Laporte.

À l’est, le PQ pourrait lui aussi subir des pertes. Dans Saint-Jean, Iberville et Saint-Hyacinthe, remportées par l’ADQ en 2007, les organisations locales devront faire des heures supplémentaires pour éviter la défaite aux mains des caquistes, qui profitent de l’effondrement du vote libéral.

Difficile d’imaginer une fin de parcours plus serrée.

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