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Un premier album solo

Maxime Desbiens-Tremblay en chansons

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Il est comédien depuis l’âge de neuf ans. Adolescent, il a été le Manolo de Ramdam durant près de huit ans, puis on l’a vu dans plusieurs séries télé et aussi au cinéma dans À vos marques... Party. Mais tout ce temps-là, Maxime Desbiens-Tremblay faisait aussi de la musique et il composait des chansons. Il lance dans quelques jours un premier album solo, positif et ensoleillé, à son image, Tremblay Ça va ça va.

Il y a quelques années, Maxime Desbiens-Tremblay évoluait dans la formation Éléphantine. Mais cette époque est révolue. Éléphantine n’existe plus et la musique underground qui collait alors à la peau du jeune homme a laissé place à un tout nouveau style, tout ce qu’il y a de plus folk-pop, lui qui a fait la paix avec la musique populaire. Son premier album solo Tremblay Ça va ça va, 38 minutes de bonheur, sera en magasin le 4 septembre et les pièces sont disponibles sur iTunes. Maxime se lance.

« Au début, je voulais un album plus rock, admet le chanteur et musicien, mais c’est devenu folk-pop. Sur 25 chansons, j’en ai choisi onze, les plus fortes, sans tenir compte du style. La musique pop s’est imposée toute seule, naturellement. »

Bonne musique pop

Depuis qu’il fait carrière solo en musique, Maxime Desbiens-Tremblay mène seul sa barque et il s’est entouré de proches pour mener à bien son projet, notamment son ami et partenaire d’écriture, le parolier et photographe Kevin Murphy, le réalisateur Hugo Perreault (Richard Séguin, Alexandre Belliard, Okoumé) et Éloi Painchaud (mixage et mastering de l’album).

« Je fais des chansons qui me plaisent, à mon goût, dit-il. Ma sœur a fait la pochette de l’album, mon meilleur ami les photos. C’est ma petite gang et tous étaient très ouverts à ma nouvelle direction. »

« Quand on est jeune, on veut faire de l’underground, ajoute le musicien qui joue plusieurs instruments sur son album. Mais plus tard, j’ai découvert qu’il y avait de la bonne musique pop, celle des Marc Déry et Daniel Bélanger. J’ai fait des chansons léchées qui peuvent passer à la radio commerciale, des chansons remplies d’espoir et de soleil, des pièces le fun à écouter en faisant à manger ou dans son auto. C’est arrivé tout seul. »

Pour 20 ans

Évidemment, Maxime espère que ses chansons vont marcher. Mais il sait que la route est parfois longue pour les nouveaux chanteurs.

« Il a fallu quatre ou cinq albums à Yann Perreau et Vincent Vallières pour que leurs chansons jouent à la radio, rappelle-t-il. Ils méritent leur succès ! Et ça démontre qu’il ne faut pas lâcher. »

Maxime n’a pas l’intention de lâcher de sitôt. Il fait de la musique depuis toujours, a touché tous les styles. Cette musique qui l’a aidé dans les moments difficiles est en lui. Et surtout, il ne veut pas être la saveur du jour.

« J’espère que ce sera encore bon dans vingt ans », dit-il.

Pour le moment, l’auteur-compositeur propose les chansons de Tremblay Ça va ça va, une sorte de road trip entre son 4 et demi de Ville-Marie, son refuge dans les Laurentides et un voyage aux États-Unis.

« Écrire en voyage, dans des endroits où tu n’es pas aussi confortable avec ton environnement, ça donne quelque chose de plus mature, estime-t-il. Et, je suis certain que ce que j’ai écrit, je ne suis pas le seul à vivre ça. J’ai le goût de partager. C’est peut-être ça la maturité. »

Tremblay, tout court

Pour cet opus, Maxime a laissé tomber le Desbiens de son nom de famille, question de faire plus court et de tracer un trait entre son métier de comédien et celui de chanteur. Il est devenu l’auteur-compositeur Tremblay.

Néanmoins, Maxime ne cessera pas de jouer. Il sera notamment François Perdu dans le film basé sur la comédie musicale Pied de poule et il anime Tactik sur le Web. Il se demande si son statut de comédien sera une entrave ou un atout pour sa musique.

« Peut-être que ça va susciter la curiosité, évoque-t-il, puisque ceux qui m’écoutaient dans Ramdam ont aujourd’hui vingt ans. Mais les gens pourraient pour cette raison être plus critiques. »

Des spectacles se préparent pour Tremblay, une version solo et une autre, plus rock, avec quatre musiciens. Quand il se retrouve, seul sur scène avec sa guitare, Maxime, malgré ses 20 ans de métier de comédien, découvre un autre univers.

« La première fois, j’ai trouvé ça difficile, admet-il. Mais c’est génial. Sur scène on parle au public. Si on se trompe, ce n’est pas grave, on recommence. La relation avec les gens est très personnelle. »

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