/news/politics
Navigation
Faillites à la CAQ

Legault encense «le goût du risque»

François Legault
Photo ANNIE T ROUSSEL / agence qmi François Legault

Coup d'oeil sur cet article

BÉCANCOUR – François Legault encense le «goût du risque» en affaires et défend les candidats de son équipe qui ont déjà déclaré faillite, déplorant qu’on s’attaque à leur compétence puisqu’ils ont tous été «réhabilités».

Plusieurs candidats de la CAQ ont déjà fait une faillite commerciale ou personnelle, a confirmé François Legault, dimanche, refusant toutefois de préciser le nombre exact.

Une liste intitulée «Les gestionnaires de rêve de la CAQ», qui circule sur les réseaux sociaux, identifie 14 candidats de la Coalition avenir Québec qui ont fait faillite. Aucun candidat vedette du parti ne figure sur cette liste.

Visiblement contrarié d’avoir à répondre aux questions des journalistes sur ce sujet, à deux jours du scrutin, M. Legault a d’abord soutenu qu’il était au courant, puis a ensuite avancé qu’il y en avait «beaucoup moins que» 14, contredisant le contenu de la liste. Malgré l’insistance des représentants de la presse, il n’a toutefois jamais voulu dire combien d’entre eux avaient réellement déclaré faillite.

Un parallèle avec Robert Piché

«Je ne veux pas mentionner les noms. Ils ont été réhabilités et tout le monde a droit à une chance», a déclaré le chef caquiste lors d’un point de presse à Bécancour.

«Rappelez-vous, quand j’étais à Air Transat, j’avais embauché le commandant (Robert) Piché qui avait un passé, mais qui avait été réhabilité, et il fait partie des 10 % ou 20 % de pilotes qui auraient été capables de faire ce qu’il a fait, c’est un excellent pilote et il a sauvé des vies, donc tout le monde a le droit d’être réhabilité.»

M. Legault a souvent rappelé, depuis le début de la campagne, que son équipe était composée à 49 % de candidats provenant du milieu des affaires. Cela augmente donc les possibilités de compter, dans ses rangs, plus de personnes ayant déjà fait faillite, a-t-il fait valoir. «C’est certain qu’on est l’équipe qui a le plus d’entrepreneurs. Quand un entrepreneur prend des risques en affaires, parfois c’est positif, des fois c’est négatif.»

Le «goût du risque»

«C’est certain que, quand on entreprend, on prend des risques, donc moi je vis très bien avec ça», a-t-il renchéri. On a besoin au Québec d’avoir des entrepreneurs qui prennent des risques. Ça fait partie des changements qu’on veut faire. Il faut retrouver le goût du risque au Québec, puis quand on prend des risques, parfois ça va bien, parfois ça va moins bien, mais on ne peut pas continuer à ne pas prendre de risques.»

Cette culture du risque doit-elle s’appliquer dans la gestion de l’État? «Il faut avoir un équilibre, a-t-il répondu. On a beaucoup d’entrepreneurs dans notre équipe, mais on a aussi des gestionnaires. Prenez Christian Dubé, je vous ai déjà dit que Christian serait capable d’être notre ministre des Finances. Il a géré une grande entreprise qui s’appelle Cascades comme vice-président aux finances et comme responsable de toutes les activités en Europe d’une dizaine d’usines. Christian Dubé, c’est un gestionnaire.»

Commentaires